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CHAPITRE H. il

part dans les faveurs dont on. vous comble; aussi l'empereur désire qu'à l'occasion de votre mariage avec mademoiselle de Sanev, vous lui présentiez un jour de grande réception ceux de vos nobles parents et alliés qui boudent aujourd'hui la cour impériale...

« J'interrompis brusquement M. de Z**\

« — Mais, monseigneur, lui dis-je, je n'ai jamais eu de relations avec les parents dont vous parlez ; je ne les connais pas, et quand j'étais enfant et orphelin , aucun d'eux n'a songé à me tendre la main.

* — Bon , interrompit le ministre en souriant, raison de plus pour qu'ils vous reconnaissent quand ils vous retrouveront riche et puissant... Vous ferez une démarche prés d'eux et vous verrez l'effet. Dans tous les cas, il est impossible que vous ne vous présentiez pas à l'autel, assisté de mon ancien ami -le comte de Rancey, qui, si je ne me trompe, a été votre tuteur.

« J'affirmai à M. de //**. ce qui est vrai,

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que je n'avais jamais vu le comte de Rancey, et que, depuis plus de quinze ans, mes relations avec lui étaient complètement interrompues.

1 — Voilà qui est bizarre, dit le ministre ; ensuite Rancey était déjà fort original quand nous étions tous deux à la chambre des enquêtes du parlement de Paris, et rien ne peut m'étonner de lui. Il avait alors la tète perdue de philosophisme et d'utopies absurdes ; il a fini par disparaître un beau jour, sans qu'on sût où il était allé cacber sa misanthropie... Mais vous, son parent, vous connaissez nécessairement Je lieu de sa retraite.

q — Monseigneur, je l'ignore comme vous.

u M. de Z*** fit un signe de doute; je renouvelai mon affirmation avec plus de fermeté.

u — Eli bien î reprit le ministre , ce sera moi qui me chargerai de découvrir son adresse. Rancey possède encore de grands biens en France, grâce à la précaution qu'il

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