‹ Le val-perduChapitre 27 sur 96 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

et posa galamment le poing sur sa hanche, tandis que la femme et les enfanl9 mangeaient de caresses le malencontreux chef de famille, échappé à un danger si imminent.

Enfin Claudine se dégagea de ces embrassements, et s'approcha timidement du colonel,

— Merci, mon pon mein herr Ferneuil.

reprit-elle d'un ton où perçait une ancienne tendresse, fous êtes notre saufeur... Sansfous, il serait beud-ètre arrivé ici de crans malheurs. Ah! mon bauvre bère et moi nous fous avions pien jugé dès le premier jour de votre arrivée à Rosenthal, et si fous afiez foulu...

— Excusez-moi, ma chère madame Wolf, interrompit Armand qui ne pouvait plus modérer son impatience, nous causerons bientôt plus à loisir de nos souvenirs de jeunesse. Nous parlerons de votre digne père, et vous me conterez l'histoire de votre mariage. Pour le moment, de graves intérêt» exigent toute mon attention... Je vous avais

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demandé, monsieur, conlinua-t-il ens'adressant à l'aubergiste à peine remis de sa dernière alerte, un guide pour me conduire à l'habitation du comte de Raucey.

— Le gomde te Ranzey ! répéta Claudine. Que lie le disiez-fous, mon pon mein herr te Ferneuil? L'intendant tu gomde est en pas, tans la salle passe, attendant que fous puissiez le recevoir.

— Serait-il possible? Et c'est moi qu'il demande? Comment mon parent a-t-il pu connaître sitôt mon arrivée à Rosenthal?... Mais faites monter cet homme, madame, faites-le monter sur-le-champ.

— C'est que, reprit Claudine en souriant finement, cet intendant n'est beud-ètre pas tout à vait inconnu pour fous...

I — Assez, Claudine, au nom de Dieu ! interrompit le colonel, faites monter de suite l'intendant du comte de Rancey.

Ce ton sévère imposa à tout le monde. La famille Wolf se retira en silence. Ravaud

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