CHAPITRE IV
maintenant cef qu'il m'élait dé fendit if e vous révéler devant des témoins... Le personnage que vous connaisse* sous le nom de Pliiléinoii n'est autre que votre parent, le comte de Hancey.
Armand pâlit.
— Serait-il vrai? murmura l-il. Comment ce secret aurait-il été si bien gardé jusqu'ici ? Comment mon parent se serait-il ainsi caché de moi, dont il avait comblé l'enfance de bienfaits?
— Sou\euez-vous . dit Guillaume, dans quelles circonslauces vous fuies admis au Val-Perdu... Ce fut seulement quand vouent es prononcé votre nom devant moi que je me décidai à vous sauver en vous introduisant dans la retraite de Philémon. Je ne vous le cache pas, je reçus d'abord <\es reproches sévères ; votre parent vous affectionnait véritablement, rmiis il connaissait de longue main voire, légèreté ; il tremblait que I pus
ne jetassiez du Irouble parmi eesuenfants
innocents» élevés dans la haine du monde et dans l'ignorance de la société... Vous n'avez que trop justifié ses craintes; votre séjour au Val -Perd u a été. la ruine de ses espérances et le signal des plus terribles catastrophes.
— C'est vrai, mon Dieu ! c'est vrai ! Ainsi donc cet infortuné Lvsandre, dont j'ai recueilli le dernier soupir, était...
— Votre cousin au second degré, M. le chevalier; et si vous vous approchiez de ce tombeau de marbre que nous voyons d'ici , dans le cimetière de -Rosenthal, vous pourriez lire pour épitaphe : Ci-gît Charles-Antoine, vicomte de Rancey.
— Et... et... cette malheureuse jeune fille, balbutia Armand avec effort, cette belle et touchante Galatée.
— C'était la pupille du comte de Rancey, répliqua Guillaume laconiquement.
Ils fir-ent encore quelques pas en silence. Tout à coup Verneuil s'arrêta.
— Je n'irai pas plus loin, dit-il avec réso-