‹ Le val-perduChapitre 33 sur 96 · CHAPITRE IV. ay · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. ay

— Il ne saurait èlve injuste à ce point, car il .-ait aujourd'hui que ce malheureux jeune homme était aile lui-même au-devant de sa destinée. Ce n'était pas vous qui aviez donné à Lysandre ces fatales connaissance- qui avaient exalté sa jeune imagination ; ee u était pas vous qui aviez trace dans des rue-. réputés inaccessibles, ce sentier inconnu par lequel il s'est échappé... Le comte a bien réfléchi à ces funestes circonstances, et il en a conclu que. sans vous, son fils n'eut pas moins couru toi ou lard à sa perte. D'ailleurs, on n'ignore pas les événements de la terrible bataille qui a eu lieu sur le terrain où nous sommes; on sait comment vous emportâtes, au milieu d'une épouvantable mêlée . le pauvre Lysandre blesse, et mourant... La dernière main qu'il a pressée a été la vôtres la première larme répandue sur lui est tombée de vos yeux.

Guillaume lui-nieme . <*n rappelant ces

tristes souvenirs, était vivement ému1.

82 LE VAL-PERlXl.

— Je n'ai fait que mon devoir envers ce généreux enfant, répliqua Verneuil d'un ton sombre. Je n'ai fait que lui rendre dévouement pour dévouement... Ah! si j'avais pu donner ma vie en échange de la sienne, de quel lourd fardeau je serais délivre aujourd'hui !... Mais si le comte sait vraiment combien j'avais été impuissant à empêcher la rébellion de son fils, mes torts envers Galatée doivent lui paraître tout à fait inexcusables.

— En effet, M. le chevalier, votre conduite cette fois a été cruelle et odieuse... Tromper une naïve créature qui n'était pas en garde contre vos séductions mondaines, c'était mal, bien mal!... Cependant il est à considérer (\ue voire abandon ne fut pas volontaire, que toutes vos propositions de réparation avaient été rejetées, et qu'enfin un excès de sévérité poussa seul la pauvre petite à d'affreuses extrémités...

Le colonel prit à la fois dans les siennes

Page 1