CHAPITRE IV
les deux mains de l'intendant, et les Mm avec Iransporl.
— M. Guillaume, dit-il, vous êtes un clique homme; vous êtes moins sévère pour moi que ma propre eonsciunee ; voire indulgence adoucit . sans les éteindre , mes remords secrels... Ali! si je pouvais croire que Philémon, je veux dire mon parent M.deKaneey, me juge de même!...
— Comme j'ai déjà eu l'honneur do l'assurer à M. le chevalier, se sont là exactement les sentiments du comte. En dépit de son humeur somhre et souvent bizarre^ il est plein de bonté; et, s'il faut l'avouer, je soup* çonne qu'il s'accuse lui-même d'avoir été la cause première du malheur de ces deux pauvres enfants en les séquestrant du monde et en leur interdisant des prérogatives qui so«t comme de droit naturel.
— S'il en est ainsi, reprit le eomnelapr/ès une pause, je n'hésiterai pas davantage a accepter l'invitation de M. de Ranoey et à
tenter d'effacer l'impression défavorable qu'il a conservée de moi... Il ne peut plus être question , ajouta-t-il comme à lui-même, des projets qui m'ont rappelé dans ce pays : une proposition que je pouvais adresser convenablement à tout autre parent serait une insulte pour Philénion, le père deLysandre, le tuteur de Galatée... Mais partons : dût mon cœur se briser à l'aspect de ces lieux où m'attendent tant de souvenirs douloureux, je ne puis refuser de voir ee vieillard infortuné!
Ils se mirent en marche de nouveau. Bientôt le colonel se tourna vers son guide et lui dit d'un air pensif :
— Loin de moi, M. Guillaume, la pensée de surprendre les secrets de M. de Hancey ; néanmoins, au moment de revoir une personne connue de moi sous de si étranges rapports, la curiosité est bien légitime. Si donc votre fidélité envers votre miutre ne vous interdisait pas de me donner sur son