‹ Le val-perduChapitre 37 sur 96 · L£ V.U,PER,B|D · texte numérisé non relu

L£ V.U,PER,B|D

Jacques Rousseau venait de formuler dans d'immortelles pages cetle grande pensée , .contestable peut-être, que le mal était l'ouvrage de l'homme, et le bien l'ouvrage de Dieu ; que l'homme souffrait uniquement parce qu'il était sorti de la voie tracée par le Créateur pour obéir à des besoins factices; qu'en se rapprochant de la nature, il trouverait le salut. M. de Rancey se réveilla de sa torpeur à ce manifeste, où il croyait voir apparaître une vérité éternelLe. Comme tant d'autres, il se passionna pour ce naturalistw, qui promettait à l'humanité un nouvel âge d'or. Il partagea sincèrement celle lièvre de poésie pastorale qui s'était emparée de toutes les elasses de la société , depuis l'infortunée Marie-Antoinette dans sa bergerie de Trianon jusqu'au plus humble gentilhomme dans son petit manoir campagnard.

On ne rêvait alors que mœurs douces, paisible existence .employée dans la solitude à cultiver un champ et à garder les brebis.. Un

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