CHAPITRE IV
de reproduire ses impressions avec exactitude... Je poursuis.
« Son plan une fois conçu, M. le comte ne tarda pas à le mettre à exécution. Nous partîmes pour la Suisse, et le hasard nous conduisit au Val-Perdu, qui n'était pas alors inabordable comme il le devint depuis. Ce charmant vallon lui parut parfaitement approprié à l'usage auquel il le destinait. Il en fit l'acquisition sous mon nom, mais il retourna en France afin de mettre ordre à ses affaires, et il me laissa ici avec les instructions les plus détaillées pour exécuter las travaux d'embellissement.
« Ils commencèrent aussitôt, et comme I'arge»t»ne manquait pas, en très-peu de temps j'eus créé au Val-Perdu la plupart des merveilles que vous avez tant admirées. Mais d'après les*recoramandations expresses du comte , j'avais dû prendre les plus grandes précautions *pour ne \ms attirer l'attention des gens du pays sur notre œuvre. Les ou-
yrier^s jque, j'employais venaient de fort loin e(. ne devaient, avoir aucune relation avec les hain^a^s ,$u\, vidage voisin; les matériaux que l'on ne pouvait se procurer sur les lieux arrivaient de nuit ; moi-même je rôdais sans cesse aqtpprp^es travailleurs pour en écarter les curieux et donner le change à quelques observateurs opin^tres. De la sorte, tout s'exécpja Rapidement et sans éclat, comme l'avait désiré M, de Rançey, fit la plupart des l^aibi!tantsde$os1etythal n'eurent aucune connaissance dçjce qui venait de s'accomplir si près d eux.
< Mais ce n'était pas assez encore pour, rassurer l'inquiète prévoyance de mon maître;. il voulait mettre entre le monde et lui une barrière infranchissable. A l'entrée du défilé, OjUi donnai^ seul accès au Val-Perdu, surplombaient tl'énormes roches isolées. Les travaux intérieurs étant finis, ces roches furent ^^rpLement minées de manière,. à rendre leur chute imminente ; puisde grands