‹ Le val-perduChapitre 63 sur 96 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

— Je savais bien que vous ii ni riez par vous résigner! dit M. de Raneey avee un sourire d'ironie.

Pendant cette conversation , ils avaient quitté la serre. Au moment où ils allaient rentrer dans la maison, ils en virent sortir le vicomte et la vicomtesse, accompagués d'un personnage convenablement vêtu, qui se faisait remarquer par ses gestes exagère et par sa politesse ridiculement démonstrative. Armand ne put retenir un mouvement de surprise et de mécontentement : il venait de reconnaître le capitaine Ravaud.

— Qui nous arrive là? demanda le comte d'un ton irrité en s'arrèlant ; M. de Verneuil, votre ami n'aurait-il pu attendre au moins mon autorisation pour s'introduire chez moi ?

— Excusez-le, monsieur, répliqua Armand avec confusion; peut-être n'a-t-il d'autre intention que de faire une courte visite de politesse; mais si sa présence vous est si désagréable, je le prierai... Seulement, de

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grâce, n'oubliez pas que c'est un homme de cœur et de sens qui mérite des égards.

En ce moment | ils furent rejoints par la compagnie, et Ravaud vint respectueusement saluer le comte , sans s'inquiéter des regards furieux que lui lançait Armand.

— Je ne vous ai pas fait l'injure, monsieur, dit-il avec une grande assurance , de douter un seul instant que le compagnon d'armes, l'aide de camp du colonel Verneuil ne fut bien accueilli dans votre maison. Le colonel a dû vous parler déjà de Ravaud, du capitaine Ravaud de l'ex-62e... (11 salua de nouveau.) C'est moi. J'ose espérer donc que M. de Rancey m'excusera de venir ininstaller ici sans façon avec mon chef de file; mais, comme je le disais tout à l'heure à cet honnête monsieur et, à cette aimable jeune dame : « Qui aime saint Roc h aime son chien, » et l'on ne peut chasser Ravaud à coups de fourche, là où l'on reçoit amicalement Armand de Verneuil.

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