‹ Le val-perduChapitre 73 sur 96 · CHAPITRE M · texte numérisé non relu

CHAPITRE M

quand elle se crut làchenn-nt abandonnée par vous, et aujourd'hui vous Aile?, \chjà$

de votre cœur jusqu'à son souyenir. pans un

but de fortune et d'ambition, vous allé/ cordera une autre ce titre d'épouse qui lui était dû à elle; puis vous aimerez comme vous avez aimé...

— Non. cela i, era jamais !

interrompit Veroeui] impél lient. Nulle autre femme n'ocçup ©es affections la place de ma chère Galat Mais où me laissé-j»- entrai Bel : continuait j]

pèce de colère contre lui-mt de quel droit vient-on me demander compte de mes sentiments les plu- intimes el les plus délicats > Encore une fois, il y a de l'imprudence à braver ainsi un homme roi' cl résolu !

— Eh! quel usage pourrait faire le colonel Verneuil de son courage et de sa force en

-a malheureuse amie? «lit l'inconnu un accent d

LE VAL-1'ERDL. 2.

— Encore ! répéta Armand.

Cependant ses jambes fléchissaient sous

lui, et ses dents claquaient.

— Vous ne me croyez pas? répliqua-t-on ; je vais donc dissiper vos doutes... Une nuit, à quelques pas d'ici, sous le grand oranger, vous eûtes avec Galatée une conversation que nulle créature humaine n'a pu entendre, et que nulle bouche n'a pu répéter. Dans cette nuit solennelle, vous jurâtes à Galatée de ne jamais épouser d'autre femme qu'elle, et Galatée à son tour vous jura de ne jamais appartenir à un autre que vous. Vous lui offrîtes de lui écrire ce serment et de le signer avec votre sang ; la pauvre enfant refusa ; elle ne savait pas lire. Vous en souvenez-vous ?

— C'est vrai, mon Dieu ! c'est vrai, répliqua Armand glacé de terreur.

— Alors, continua la voix, vous tirâtes de votre doigt une bague en cornaline, dernier présent de votre mère mourante, et

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