‹ Le val-perduChapitre 81 sur 96 · CHAPITRE VI. i9y · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. i9y

veux croire que \ous êtes entièrement vtranj4-t -i cet acte de lâcheté... Cependant vou« ne trouverez pas mauvais que je rt -fuse de m'exposer de nouveau à d'offensantes démonstrations !

Il salua, et quitta la salle.

— : Ah I monsieur, qu'avez-vous lait ? dit la vicomtesse à Ravaud en fondant en larmes; celte épreuve était la dernière, et bientôt... Mais voilà mon père irrité de nouveau, et si vous saviez combien i! est opiniâtre dans ses colères !

— Madame, dit le vicomte d'un ton grave, < Vst à moi de demander compte au capitaine Kavaud de ce qui vient de se passer, et nous traiterons tout à l'heure cette affaire à loisir... Le plus pressé, pour le moment, est de voir mon père et de tacher de l'apaiser. Venez donc, et prévenons, s'il est. possible nouveaux malheurs.

Il prit la main de sa femme, el IVitraina précipitamment.

Res'és seuis, Armand et le capitaine garcl.^enl un pénible silence, sans se regarder ;

enfin, Ravaud se leva et s'approcha de son

■ ami en lui disant d'un air humble et contrit :

— Eh bien ! Verneuil, est-ce que vraiment vous m'en voudriez... pour...

— Laissez-moi, répliqua le colonel brusquement; vous venez de briser en quelques minutes une affection de quinze années ; tout est fini entre nous; laissez-moi !

— Allons! bien ; me voilà dans de beaux draps! dit Ravaud d'un ton piteux; tout le monde tombe sur moi à la fois parce que j'ai osé défendre en homme l'existence et le repos d'un brave camarade... Voyons, Armand, la main sur la conscience, pouvez-vous me garder ainsi rancune d'un excès d'amitié puirvous?

— Votre amitié est comme celle de l'ours de lavable, qui prend un pavé pour écarter les nnuches... Mais il suffit; le capitaine

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