‹ Le val-perduChapitre 93 sur 96 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

est la cause des diverses épreuves que vous avez eues à subir depuis votre retour ici, et dont vous vous êtes tiré à votre avantage. Je \nus ai trou\é pénétré de la conscience de \os butes, iidéle au souvnir dune leinnie qui s'était donnée à vous a\ee tant d'abuegalipn ; voire cœur m'a laissé entrevoir des trésors de tendresse paternelle pour le pauvre enfant innocent dont vous ignoriez encore l'existenee... Vous >oyez le résultat de mes observations...

Ce (pie M. de Raneey n'avouait pas . mais ce que l'on a compris sans doute, c'était que fa malheurs dont Armand de Verneuil avait <le l'occasion au Val-Perdu avaient laissé dans le r<eurdu comte de sourdes et tenant rancunes. Ce sentiment avait fini par s'aiïaiblii avec le temps, mais il a\ait duré jusqu'au moment où le vieillard avait été désarmé par la douleur et la résignation de sa \ielime.

!<' colonel devina peut-être la vérité ; maiil se garda bien di* le faire paraître.

— Oublions le passé, mon digne parent, dit-il avec une cordialité respectueuse; je suis trop heureux maintenant pour m'informer par quels chemins je suis arrivé au comble de mes vœux! Quelles que soient les voies par lesquelles vous nous- avez conduits tous, sojhh boni pour notre prospérité présente.

Cependant Ravaud allait et venait autour de la tente d'un air d'anxiété véritable. 11 profita d'un moment favorable pour tirer le colonel un peu à l'écart et lui demander d'un ton perplexe :

— Par charité . Verneuil , dites-moi donc qui, décidément, vous avez épousé? Est-ce votre bergère d'autrefois, ou la riche demoiselle Louise de Sancy?

Armand se mit à rire,

— Ma foi. mon cher Ravaud, rcpliqua-t-il, je vous a\ouerai bonnement que je n'en sais rien. Seulement, j'adore ma femme et je l'adorerai toute ma vie.

Le capitaine fit un bond.

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