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Dès le départ de notre dépêche d’avant-hier , les événements du Valais se sont compliqués ; de nouveaux actes d’anarchie sont venus
entacher et empirer notre situation sociale ; des autorités judiciaires et administratives ont essuyé dans la journée d’hier des traitements odieux, des prévenus ont été élargis de leur prison par la violence d’hommes de parti.
Nous allons déployer des forces et convoquer extraordinairement le Grand Conseil ; veuillez , lit. , hâter vos dispositions pour le prompt secours que nous serons dans le cas de solliciter incessamment des cantons qui seront appelés à nous prêter leur aide fédérale.
Annexe N° 4.
Le Conseil d’Etat du canton du Valais au Haut Vorort.
Sion, le 11 mai 1844.
Le N # 78 de la Gazette de Lucerne, article du Valais , annonce que les forces que nous vous avons priés de mettre de piquet , auraient été en partie mobilisées et concentrées dans les hauts états respectifs , qui sont désignés à nous prêter leur assistance fédérale. Dans la crainte que cette mobilisation préparatoire ne porte jusqu’au paroxisme l’égarement d’une classe de nos concitoyens , et qu’elle ne paraisse prématurée à ceux qui veulent sérieusement le retour de l’ordre, nous nous empressons d’abord de vous remercier du haut témoignage d’attachement que vous nous donnez , et dé vous prier de nous continuer votre précieuse et puissante protection.
Cependant, sf vos ultérieures prévisions vous le permettent, vous nous aideriez, pensons-nous, de vous borner à mettre de piquet les troupes dont vous avez disposé.
C’est la même prière que nous avons l’honneur d’adresser aux hauts états confédérés de Berne , Fribourg et Vaud.
’ Annexe N° 5.
Proclamation publiée à Sion , au son du tambour,
le 1 i mai 1844.
Le Conseil d’Etat du canton du Valais ,
Vu les articles des journaux parus aujourd’hui , qui feraient supposer que des troupes fédérales seraient en ce moment en marche sur le Valais, par un effet de l’appel du pouvoir exéculif, bruit de nature à jeter de l’inquiétude dans les esprits , — s'empresse d’assurer à ses concitoyens qu’il n’a requis qu’une «lise de piquet , à raison des circonstances, et que l’intervention fédérale n’est qu’une mesure expectative.
Annexe N° 6.
Proclamation du Comité de Martigny
du 12 mai 1 .