M. DE TILLY
Ah ! puisque vous m’étes rendue , je ne veux sentir que mon bonheur ; mais je l’attendais si peu qu’il m’a accablé. ( A madame de Bellemont. ) Daignez m’excuser, Madame ; vous êtes sûrement la tante de mademoiselle Sylvie :
ce n’est pas ainsi que je devais paraître devant vous ; mais j’espère vous convaincre que personne n’aura pour vous un attachement plus sincère et plus l’espectueux.
MADAME DE BELLEMONT.
Je partage la faute de ma nièce , si c’en est une qu’une extrême délicatesse; elle avait des doutes sur votre liaison avec mademoiselle Dupuis, que vous-même aviez fait naître; je les aurais eus comme elle; j’ai donc cru devoir l’aider dans le moyen de les éclaircir; je ne regrette que la trop vive émotion que nous vous avons causée, et j’espère qu’elle n’aura pas de suite.