IV. n
mais j’espère que vous voudrez biea îcvenir ici avec moi pour en connaitre les de'tails?
— Sans doute.
— Ah ! donnez-m’en l’assurance ; l’en ai besoin pour plus d’une raison.
— Je vous le promets.
—■ Tenez , j’ai lu quelque part , quoique je ne sois qu’un ignorant, que les anciens regardaient comme un témoignage inviolable d’amitié lorsqu’ils avaient été admis à boire avec ceux qui étaient venus chez eux : faites-moi ïa grâce d’accepter un verre de bon vin.
J'ai presque vidé la bouteille de Bordeaux que l’on m’a servie , parce que je l’ai trouvé bon : c’est plus que je n’ai coutume de boire.
— ^ Eh bien ! un petit verre de liqueur des îles; j’en ai là que je garde pour les grandes occasions.
■»— Je l’accepte avec plaisir.
Il servit sa liqueur, qui était vraiment bonne, et en trinquant avec cet honnête homme , je vis que sa figure était rayonnante de joie.
«— Il parait , repris-je , que vous avez quelque chose d’intéressant à me dire ; que ne me le dites-vous en ce moment?
— 11 faut d’abord songer à ce que vous venez de me remettre} il n’y a pas de temps à perdre ; il suffit pour aujourd’hui que je puisse compter sur votre parole.
— Je lui en réitérai l’assurance, et comme il était tard, j’allai achever la soirée aux Italiens.