‹ Le vandalisme jacobinChapitre 5 sur 53 · X AVA?(T-PROPOS · texte numérisé non relu

X AVA?(T-PROPOS

Révolution... L'époque de la Révolution et du Premier Empire se recommande, comme le dit M. Benoît, par la conception philosophique et généreuse des relations de l'art avec la société et l'Ktat... »

La preuve de si nobles soucis? M. Benoît a bien écrit aussi : « La pompe des arts doit être le luxe et la religion des peuples libres » ; mais l'histoire n'a cure de cet ingénieux verbalisme, et M. Benoît n'a prouvé ni que la liberté datait de 1789, ni que les arts pouvaient devenir une religion ; il a même établi que ce fut tout le contraire à l'époque où David fit prévaloir son art « inanimé et archéologique », à l'époque où beaucoup d'objets d'art (( furent condamnés et exécutés pour cause de féodalité », où « un plus grand nombre furent subtilisés par des fripons qui exploitèrent l'ignorance et la fureur du peuple », où le Conservatoire du Muséum fut remis à des « régénérateurs » qui n'étaient que des politiciens sectaires et de slupides proscripteurs (i).

M. Rûcker estime, avec M. Benoît, qu* u en illustrant le passé, les Beaux-Arts nouent la chaîne des temps et provoquent les jeunes générations à l'imitation des vertus de leurs aînés » . A merveille I Mais la doctrine, la doctrine générale de la Révolution (2)

(i) Op. cit., p. m, 113, iig, — Voir plus loin, p. Sa.

(2) M. Benoît avait au reste eu bien soin d'observer qu'en ce qui concerne l'art, cette fameuse doctrine participait a de l'apologie et du panégyrisme ». (Op. cit., p. v).

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