CHAPITRE XIII
Parmi ces actes de vandalisme, celui qu'on a rappelé avec le plus de complaisance, celui qui a défrayé le plus d'élégiaques déclamations, tant en vers qu'en prose, est certainement ce qu'on a appelé la destruction des tombeaux de Saint-Denis. Il n'en est pourtant point où la vérité ait été plus dénaturée, et qu'il soit plus aisé, à l'aide de documents incontestables, de présenter sous son véritable jour et de réduire* à ses véritables proportions.
S'il ne s'agissait, à proprement parler, que de la destruction des tombes royales , ceci ne mériterait pas d'être discuté. Les tombeaux ont été si peu détruits, qu'on vient de les remettre à leur place et dans l'ordre où ils étaient placés avant 1793. Nous parlerons plus loin en détail, et des dégradations qu'ils ont subies, et
des efforts que fit l'autorité pour en assurer la parfaite conservation.