‹ Le vandalisme révolutionnaireChapitre 18 sur 76 · ÉCOLES DE MÉDECINE IK · texte numérisé non relu

ÉCOLES DE MÉDECINE IK

l'otude do la législation, se trouvant mêlée à. beaucoup d'autres, n'occupait qu'une place évidemment trop restreinte. Il est vrai qu'il y avait alors un enseignement permanent : celui qui l'ésultait des débats législatifs, mais qui ne pouvait suppléer, surtout pour de jeunes intelligences, ù un enseignement méthodique et régulier. Deux Écoles de droit particulières s'établirent, l'une rue de Vendôme, sous le nom dWcadétme de h'gislation, l'autre dans les bâtiments du collège d'Harcourt , rue de La Harpe, sous le nom d'Université de jurisprudence. ISIais les habitudes de notre pays étaient et sont encore restées telles que, jiour le droit surtout, un enseignement libre peut Ijicn difficilement suppléer à l'absence d'mi enseignement sérieux par l'Etat. C'est au gouvernement consulaire que revient l'honneur d'avoir organisé l'enseignement supérieur du droit (1).

Il n'en fut pas de môme de l'éttide de la médecine.

L'Assemblée législative avait supprimé en 1792 la vieille Faculté de médecine de Paris, en môme temps que les autres Facultés.

L'enseignement officiel de la médecine fut réorganisé par décret (14 frimaire an III, 4 décembre 1794).

Trois Ecoles de médecine (sotis le nom d'Ecoles de sauté) étaient établies à Paris , à Montpellier et à Strasbourg.

Dans la pensée des fondateurs, ces écoles avaient surtout pour but de former « des officiers de santé pour le service des hôpitaux, et spécialement des hôpitaux militaires et de marine. « En effet, les armées avaient peine à i^ecruter leur personnel médical, et elles avaient considéi\iblement soutîeiH, surtout dans les premiers temps, lorsque , composées de troupes jeunes et peti endurcies

(1) Voyez les rapports de Fourcroy et do Malarmé au Corps législatif et au Tribunat (Kecue/i des lois, décrets, ordonnances, relatives •\ l'.enseigiiement du droit, 1838, p. 401 et suiv.),

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à l;i l'ali.niie, elles letii' avaienl imposé tout à la l'ois les iiavaiix les plus rudes et les plus péniljles })i'ivatioi)s(l).

Do là quelques mesures transitoires.

Le décret ordonnait que cinq cent cinquante jeunes gens de dix-sept à vingt-six ans seraient envoyés par les districts et répartis trois cents à Paris, cent cinquante à Muiii|i('llier et cent à Strasbourg. Ils devaient être choisis par des officiers de santé délégués auprès de cliaquo ciicf-lieu de district et « examinés sur les sciences i)réliminaires do l'arl de guérir ».

Ils devaient pendant la durée de leurs études — trois ans, — recevoir le môme traitement que les élèves des Écoles polytechnique et normale (1,200 francs). On leur donnait, pour se rendre à l'École à laquelle ils étaient destinés, les frais de route des canon niers de première «•lasse.

On comprend que les élèves étant salariés par l'Etat, l'exactitude aux cuurs fut rigoureusement exigée. Aussi tout élève ayani, sans raison valable, manqué quin/c jours de suite aux leçons, était réputé démissionnaire. Les maladies des élèves devaient être constatées par les professeurs (2).

Un grand nombre d'entre eux s'étant trouvés déjà assez instiuits, le comité prit la mesure qui avaitsi bien réussi loi^s de la formation de l'École polytechnique ; il divisa les élèves en trois classes, des commençants, des commences et des avancés; de sorte que les cours des trois années purent fonctionner immédiatement.

Il faut ajouter que l'enseignement n'était pas uniquement réservé aux élèves entretenus aux frais de l'État,

(1) Dans un in6nioire intéressant sur les maladies de rarniôe du Hliin, daté de Landau, 22 ventôse an II, Lurent/., premier médecin, é\ alue au septième de l'armée le nombre des blessés et malades «jui sont dans les hôpitaux.

(2) Voyez S.\1!atii:u. Ilfclicnhcs /i/.s/oc((/[(r'8 sur la FiiruUé de médecine, p. 97 et suiv.

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