EUGENE DESPOIS
Edition avec oommeutuire lIc la Lettre .sur les occupations de l'Académie française et des Dialogues sur l'éloquence, de Féiielon (Dezobrv, vers 1844).
Édition avec commentaire du de Moribus Germanoruin , do Tacite (Dezoliry, vers lîSU).
Traduction (faite avec Edouard Saviot) des OEuvrcs du [loùte Rufus Festus Avion us, et traduction (faite par lui seul) do Vltinéraire du pocte Cl. Rutilius Numatianus, dans la Bibliothèque latine-française (2*^ série) de Panckoucke (1843).
Discours prononcé à la distribution des prix du collège Louis-le-Grand , où Despois professait la rhétorique (1844).
Dans la Revue des Deux Mondes du 1"^'' mars 1840, le Roman d'autrefois : jV"« de Sciidery : son premier article, croyons-nous, et qui n'a pas été réimprimé dans le volume des Lettres et la Liberté.
En 1849, Despois a été, avec M. Jourdain, collaborateur de M. Cousin, pour le premier volume de l'édition des Pétri Abœlardi opéra iin-4'^, Auy. Durand).
Révolution d' Angleterre, I60B-I68S, petit volume {u° xxii) de la Bibliothèque utile, vers 1861.
yotice sur Camille Desmoulins, au-dcvani du innie F'' des
Wll TRAV.Vl'X l>riJl,li:s par KL(iKNE DKSI'OIS
Œuvres de Cmnille Dcsmottliiis. |iul>liées dans la Petite Uibliothcque (L. Mari)oii).
18GI. Les Satiriiiites latins, U'adiu-lioii, avoc notices, de Juvénal, Perso, Lm-ilius, Tiumius, Sulpicia iHadietic). Il a été fait une 2" édition de ce volume.
18G5. Les Lettres et la Liberté, lecucii d'articles publiés dans la Revue îles Deux Monde.'!, la licvue de Paris, la Revue nationale et la Réforme littéraire (Charpentier). 1 volume.
18G8. Le Vandalisme révidutionnaire (Germer Baillière). 1 volume.
1871. Le Théâtre français sous Louis XIV (Hachette). 1 volume. Réimprimé en 1882.
Despois avait préparé une édition de Molière ; il est l'auteur des Notices et Commentaires des trois premiers volumes et d'une partie du quatrième volume des Œuvres de Molière, puljliées par MM. Hachette, de 1873 à 1878, dans la Collection des Grands écrivains de la France, (jue dirigeait M. Adolphe Régnier. Ces volumes conipremient les Notices et Commentaires des Premières farces, de VÉtourdi, du Dépit amoureux, des Précieuses ridicules, de Syanarelle, de Don Garde de Navarre, de r Ecole des Maris, des Fâcheux, de l'École des Femmes, de ta Critique de l'école des Femmes, de l'Impromptu de Versailles, du Mariage forcé, de la Princesse d'Élide, et le Commentaire d'une partie du Tartuffe.
Il a été joint au I'-'"' volume de cette édition de Molière, et au tome VIII de l'édition de Racine , publiée par M. Paul Mesnard dans la même collection, un travail qui a coûté ù Despois beaucoup de temps et de soins: il est intitulé Tableaux des représentations de Molière depuis Louis XIV jusqu'en 1870, et Tableaux des représentations de Corneille et de Racine depuis Louis XIV jusqu'en 1870.
Despois a écrit un uraïul nombre d'articles, dont les plus noniljrcHix, et les plus imixirianls aussi peut-être, ont été publiés, de 1818 au Coup d'État, dans la Liberté de penser, et depuis, dans la Revue politique et littéraire : c'est dans cette Revue (ju'a paru son tout dernier article (U) septembre 187G) sur une Nouvelle traduction de Lucrèce par M. André Lefèvre.
AVAiNT-PUOrOS
La Convention nationale , pour ses actes politiques, a été et devait être l'objet d'appréciations passionnées, de sévérités souvent contradictoires. Ce livre la montrera sur un terrain plus pacifique, où, sans le vouloir, sans le savoir, tout le monde à peu près lui a rendu justice depuis 1795. Ici, les actes de la Convention, ce sont des fondations qui subsistent encore , qui flattent notre patriotisme , et dont on peut oublier 1" origine , mais non méconnaitre la glorieuse utilité. Aussi de tous les gouvernements si divers , qui se sont succédé chez nous depuis la Révolution , tous sévères les uns pour les autres, plus sévères encore pour la Révolution dont ils héritaient, il n'en est pas un seul qui n'ait porté témoignage en faveur de ces créations conventionnelles, soit en les maintenant, soit en se faisant gloire de les rétablir. Une approbation si peu suspecte de complaisance ne laisse rien à dire sur le mérite de ces fondations.
Seulement, il reste à établir celui des fondateurs. C'est ce ({ue j'ai taché de faire avec des dates, des
\\.1V VVANT-l'RUl'U.S
textes, des Jocunieiits : toutes chuses indispensables en pai'oille matière. J"ai toujours signalé les sources où j'ai puis(; mes renseignements; je sais que ])ien des gens s'en dispensent; mais c'est un privilège que je ne saurais me reconnaître, l'usage ne l'accordant guère qu'à ceux qui calomnient la Uévolution. Ces indications permettront au lecteur de vérilier ou de rectifier ce que j'avance; elles lui prouveront aussi que je n'ai rien négligé pour atteindre à la vérité <'t à la justice.
Paris, 18()8.
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