‹ Le vandalisme révolutionnaireChapitre 51 sur 76 · i() rOXSERVATOmK DK MUSIQUK · texte numérisé non relu

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tique les moyens de transmettre les leçons utiles de l'expérience; il faut que les ouvrages des maîtres de tous les temps et de toutes les nations, réunis dans la bibliothèque du Conservatoire, offrent aux j-ecliorclies des jeunes artistes les conseils du savoir; il faut que, par une exécution complète dans des exercices solennels, le musicien puisse entendre et faire connaître aux amis des arts des productions qui honorent le sien.

« A côté des musées célèbres que le génie de la liljerté forma pour les progrès des sciences et des arts, et leur prospérité dans la République, les amis de la gloire nationale verront s'élever aussi celui de la musique. Cette nouvelle institution, en ai'rachant à l'oul.ili les chefsd'œuvre de toutes les écoles , offrira l'exposition unique des richesses de cet art , indiquera à l'histoire sa marche progressive. Tout ce tjue le génie de la musique a produit de grand sera exécuté par le Conservatoire dans des exercices , soit (^ue ces œuvres aient été consacrées au culte, soit qu'elles aient été écrites dans différentes langues, ou que le goût du nouveau les ait entièrement éloignées du théâtre » (1).

Je le demande au lecteur, ce programme si ample , si neuf; cet enseignement théorique, pratitjue, historique; cette publicité, enfin, des exercices solennels : tout i-ela a-t-il quelque rapport avec l'idée de l'école avortée, fondée par le baron de Breteuil ?

Nous avons toujours été en France très scrupuleux observateurs du précepte qui commande de i-endre à César ce qui appartient à César. L'histoire même, l'histoire officielle, celle des historiographes, a souvent rendu ou vendu à César ce qui ne lui appartenait nullement. Il est temps enfin de restituer à l'initiative plébéienne ce qu'elle a eu le mérite de concevoir et d'accomplir.

\l) Discours d'ouverture du l-"" Ijruniaire an \,

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