TNITÉ DES POIDS ET MESURES
GALENDUIER MÉPUBI.IGAIN — FETES NATIONALES
L'uniformité dos poids et mesures' avait été le rêve de la France ancienne, ("était là une de ces réformes sur la nécessité desquelles tout le monde était d'accord, et depuis longtemps. Le siècle précurseur par excellence, celui de la Réforme et de la Renaissance, l'avait réclamée par la voix des états généraux, en loGO et en 157(). Le cahier du tiers état, en 15TG, exprime le viru que « par toute la France il n'y ait ({u'uno aune, un poids, une mesure, un pied, etc. Et, pour ce faire, il faut établir certain échantillon d'une mesure et d'un poids, lequel sera distribué par chaciue province. » On voit qu'ici, selon l'usage, et en dépit du préjugé contraire, la hmiièro venait d'en bas, non d'en haut. Ce tiers état , que lo xvii« siècle allait réduire au silence, et qui no devait i^oprondro la parole qu'en 1780, s'affirmait encore ici par une proposition utile , pratique, inoffensive même pour l'autorité. Le gouvernement promit de satisfaire à ces