CONCLUSION
trois années, la Convention réalise ce qnc les plus généreux esprits de trois siècles avaient rêvé. Elle se retire, son œuvre accomplie. C'est une puissance qui n'a pas eu ses flatteurs posthumes : l'Institut qu'elle a créé n'a pas périodi<iuement retenti de son éloge, comme l'Académie de celui de Richelieu ; les écoles, qui sont son ouvrage, ignorent même à qui elles doivent le bienfait de leur fondation. Le plus souvent les livres se taisent à cet égard ; la pierre même a dû mentir, et les monuments élevés par la Convention au culte de la science et de l'art ont perdu l'inscription qui rappelait leur origine. Que cette date au moins se grave dans l'histoire ! Cette justice ne vaudra ni faveurs ni grand profit aux écrivains qui se chargeront à l'avenir de cette réhabilitation tardive : mais ils y trouveront quelque chose de mieux, le bonheur rare et rendu plus savoureux par le contraste d'avoir dit entîn la vérité là où tant d'autres ont accumulé l'imposture ou pratiqué prudemment l'oubli. Ce sera là sans doute une mince satisfaction pour l'amour-propre ; pour la conscience, c'est une fierté.
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