‹ Le Var Supérieur: Étude de Géographie PhysiqueChapitre 35 sur 61 · DEPÉRET, 10, p · texte numérisé non relu

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25 m., mais de 30 ou 35 m. au-dessus du thalweg. Le raccord est donc difficile, sinon impossible, pour cette terrasse comme pour les précédentes.

La pente originelle de ces dépôts aurait-elle été troublée par des efforts orogéniques récents qui, en surélevant le continent, l'auraient gondolé? M. Penck incline à le croire pour la région comprise entre Puget et Villars :

« Si les terrasses supérieures de Villars correspondent aux « niveaux supérieurs de Puget-Théniers, on ne trouve qu'une «-pente de 3 p. 1000, tandis que celles de Breuil sont plus éle- « vées que les cailloutis de Glandève. On en conclurait d'autant « plus volontiers à une perturbation des rapports d'altitude que « la vallée du Var en aval de Puget manifeste une extrême jeu- « nesse et a une pente extraordinairement forte de presque « 9 p. 1000, mesurée selon le thalweg » 1.

Mais 1° les niveaux supérieurs de Villars, dont M. Penck ne fixe la hauteur que par la carte topographique, ne correspondent pas à la terrasse la plus élevée de Puget ; les éléments constitutifs ne sont pas comparables et une pente de 3 p. 1000 aurait été trop faible pour permettre au Var de rouler les gros blocs de grès que l’on trouve arrondis au milieu des dépôts de cet âge. — 20 L'existence de la terrasse supérieure de Breuil, à 720 m., que M. Penck n'a pu étudier sur place, semble des plus improbables. — 3° La « jeunesse » de la vallée du Var en aval de Puget ne s'explique pas nécessairement par un gondolement local. De Puget à Villars, le profil longitudinal, avec sa pente de 8,6 p. 1000, continue fort régulièrement la courbe tracée d'Entrevaux à Puget, dont la pente est de 10,7. Si le profil transversal est plus évasé dans les 4 ou 5 km. qui suivent Entrevaux, c'est que le Var y longe à peu près exactement l'axe de la cuvette tertiaire dont il a facilement érodé les marnes et les sables, En aval du confluent de la Roudoule, il quitte l'axe de l'aire synclinale pour se rapprocher de l'anticlinal du Mont Vial; il devient assez encaissé parce qu'il est pris entre le rebord du plateau turonien et les escarpements de calcaires infracrétacés. Il n'y a rien là qui nécessite l'hypothèse d'un soulèvement local récent.

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