‹ Le Var Supérieur: Étude de Géographie PhysiqueChapitre 41 sur 61 · Maper, 23, p · texte numérisé non relu

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du Mont Gourdan et du Mont Vial, on observe au même niveau géologique les calcaires blancs si résistants de la Provence 1. De même, les marnes aptiennes et albiennes, très puissantes dans la partie occidentale du bassin du Var, diminuent progressivement d'épaisseur vers l'E jusqu'à disparaître complètement dans l'aire synclinale de la Bevera 2. Cette prédominance du faciès vaseux est moins marquée dans les autres termes du Jurassique et du Crétacé. Toutefois, presque dans tous, des délits marneux séparent les couches calcaires ; ils facilitent la désagrégation de la masse en même temps qu'ils s'opposent à l'infiltration. Si cette partie des Alpes porte la trace d’une usure aussi lamentable, alors que les collines du littoral méditerranéen et de la Basse Provence ont conservé la pureté de leurs lignes malgré la rapidité de leurs pentes, il faut chercher la cause de ce contraste dans les caractères de la sédimentation 3.

Moins élevées que les massifs de l'Argentière et du Mercantour, nos montagnes n'ont point conservé de glaciers; les lacs y sont rares, et, sauf celui d’Allos, d'une étendue insignifiante. Peu de sources et, exceptées celles du Var, de l’Aigue Blanche, de la Vaïre, aucune ne peut être comparée à ces belles fontaines qui, dans la région de Grasse et de Vence, naissent sur les marnes de l'Infralias. Ce sont autant d'éléments de régularité qui manquent au régime du Var. Il est alimenté presque exclusivement par la fonte des neiges et par le ruissellement qui concentre immédiatement dans les thalwegs presque toute l'eau des pluies. Sur l'importance de ces précipitations, sur leur répartition annuelle, nous manquons malheureusement de toute donnée numérique. Le Bureau Central Météorologique n'a publié et n'a

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