‹ Le Var Supérieur: Étude de Géographie PhysiqueChapitre 52 sur 61 · Guior, 40, p · texte numérisé non relu

Guior, 40, p

2, Comme ils n'achelaient guère que pour les constructions navales, les arbres à feuilles caduques n'étaient point compris dans la vente et les bücherons laissaient ces arbres, ainsi que les résineux mal venus, mourir de vieillesse au-dessus des rejelons qui s'éliolaient sous leur ombre (Guior, 40, p. 43).

3. Le Var portail des billots depuis Entraunes et des radeaux depuis Saint-Martin (Foperé, 1, p. 218). La Vaïre, au-dessus du confluent du Colomp, avait élé rendue flottable à la fin du xvu* siècle (G1oFFREDo, 57, col. 38).

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de route pour les exploiter; aussi de nouveaux ravins se creusaient chaque année sur leur emplacement 1.

La destruction des forêts, sous l'action de toutes ces causes, provoqua une recrudescence du régime torrentiel. A quelle époque se place son début? Dans la vallée de l'Ubaye, M. Arnaud a pu la fixer, presque avec certitude, au milieu du xv®° siècle. D'après ses trouvailles archéologiques, la première « lave » qui ait couvert l’ancien cône de déjection du Riou-Bourdoux ne peut guère être antérieure à 1450 2. Pour la région qui nous occupe, il est probable que le ravinement a dû recommencer il y a quelques siècles seulement ; peut-être n'a-t-il repris toute son intensité qu'après les déboisements du xvie siècle, l'époque des troubles de la Ligue, des guerres d'Italie et des luttes féodales qui opposèrent le duc de Savoie au comte de Beuil. En Provence, les premières plaintes, de nous connues, sont de 1605 ; les États demandèrent au Parlement d’Aix de mettre fin à la « dépopulation des bois », par suite de laquelle « les bonnes terres qui sont en lieux bas sont lavées et emportées par les eaux » 3. Quoi qu'il en soit, les montagnards sentirent que, si leurs villages étaient menacés et leurs terres ravagées par les torrents, c'était comme la vengeance de la forêt saccagée. Il semble que de nombreuses communautés s’entendirent, ici comme dans la vallée de Barcelonnette, pour protéger ses restes, pour arrêter les déprédations de leurs membres; peut-être aussi se forma-t-il des associations, analogues à celles des wateringues flamandes, pour lutter contre les débordements des rivières, les endiguer et entretenir les canaux d'irrigation 4, Mais dans le sein de chaque paroisse, ou d’une paroisse à l’autre, ces efforts devaient se

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