‹ Le Var Supérieur: Étude de Géographie PhysiqueChapitre 55 sur 61 · AOÛT · texte numérisé non relu

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lois sur le partage des biens communaux : chacun se crut autorisé à se tailler un lot dans les forêts et les pâtis communs 1. De plus, dans ces années de troubles, où les passages des Alpes furent longuement disputés par des armées forcées de vivre sur le pays, toute entrave disparut : le paysan envoya ses chèvres dans les cantons prohibés, incendia les forêts, coupa du bois dont le prix devenait très élevé; il cessa d'entretenir les canaux d'irrigation et les routes; il défricha, dit Foderé, les « réserves destinées à la conservation des chemins » 2, c’est-à-dire, sans doute, les bois des pentes supérieures qui les protégeaient contre le ravinement. Ce furent des années où la nature fut livrée comme une proie aux convoitises longtemps réprimées du paysan, à son individualisme insoucieux de l’avenir. Mais, dans ce pays déjà dévasté par des siècles d'abus, la punition ne se fit point attendre. Qu'il y ait eu dans la dernière décade du xvi® siècle un paroxysme de l’activité torrentielle, provoqué par le vandalisme des montagnards, ce fut l'opinion unanime des contemporains, sans distinction de parti; dans tout le midi de la France, les sociétés populaires, les administrations locales crurent faire preuve de civisme, dès l'an Il, en dénonçant et en réprimant les délits forestiers 3, En rappelant la nécessité d'une stricte surveillance,

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