BERTRAND, 2, p. 140 ; 3, p. 200 ; 4, p
mulitique, l'effort orogénique les mit de nouveau en relief tandis qu'il abaissait çà et là leur pourtour en de vastes dépressions. Sa continuation plissa leur rebord, en accentuant encore leur saillie, mais « génétiquement, une phase de bossellement a pré- « cédé celle des plissements, qui a donné naissance aux accidents « secondaires des grandes aires déterminées par la première » 1.
L'étude hydrographique devra donc partir de la considération de ces grandes aires, de ces bossellements qui ont sans doute fixé les premiers linéaments du réseau fluvial. Il n'est pas impossible que chacune de ces cuvettes ait déterminé un niveau de base temporaire, que, comme l'admet M. Zürcher pour la partie méridionale des Basses-Alpes, la « grande majorité des thalwegs primitifs ait abouti à des bassins fermés », plus tard reliés par des cluses 2. Les premiers cours d’eau auraient donc suivi l'axe des dépressions exondées ou seraient descendus des dômes vers leurs fonds. Nous sommes amené par là à retracer la répartition de ces grandes aires, ainsi que celle de leurs accidents secondaires. Nous n'en esquisserons d'ailleurs que les caractères généraux, en renvoyant pour les détails aux descriptions et aux cartes de MM. Léon Bertrand, Kilian et Zürcher 5.
Il existe dans notre région deux aires anticlinales principales, celle du Mercantour et celle du Var supérieur dont la principale saillie est le dôme de Barrot, Celle-ci confine, au N, à la cuvette synclinale de Sanguinière : à l’W, à celle de Castellet-les-Sausses qui se prolonge par la dépression d'Annot; au S, à l'aire synclinale du Var moyen.
L'aire anticlinale du Mercantour ne nous intéresse que par les plis de sa périphérie 4, Alignés du NW au SE, ils se déversent vers l'extérieur du massif, c'est-à-dire vers le SW ; les
1. BerTranp, 4, p. 642. — Ces conclusions sont en accord avec celles de M. Kicran pour la région comprise entre les cours supérieurs du Var et du Verdon (19, p. 412).