‹ Le vase magiqueChapitre 68 sur 100 · LA STATUAIRE GRECQUE · texte numérisé non relu

LA STATUAIRE GRECQUE

muscles. On dit bien précisément que les Grecs ont connu cet art, mais ils ne l'ont jamais précisé et ce ne semble avoir été qu'un rêve. Voyez le type d'Hercule, que leur statuaire a popularisé. Ce n'est qu'un monstre, de plus savantes proportions, mais pas beaucoup plus séduisant que nos modernes boxeurs ou athlètes de foire. On sait d'autre part que les discoboles avaient le bras droit et l'épaule développés avec un excès qui les rendait difformes. Il ne pouvait en être autrement. Affirmer le contraire, c'est nier les effets les plus certains de l'exercice méthodique. Or, tous les « athlètes complets » lançaient le disque et le javelot. Les vainqueurs, dans ce jeu, avaient le côté droit déformé nécessairement. Galien considérait la gymnastique grecque comme l'art le plus pernicieux et le plus propre à énerver l'espèce humaine. Pour M. Péladan ce fut un art divin. Il y a de la marge.

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