LES FUNERAILLES PAPALES. — CEREMONIES QUI SUIVIRENT LA MORT DE PIE IX
Deux heures après la mort de Giovanni Mastaï, que l'Italie et l'Église avaient aimé sous le nom de Pio Nono, le cardinal Pecci s'approcha du lit funèbre. 11 portait la luanlelletta, comme si le pape vivait. Le voile blanc, qui cou\Tait le visage de Pie IX, fut levé : « Giovanni ! Giovanni ! Giovanni ! » appela le camerlingue ; et par trois fois il lui frappa le front d'un marteau d'argent. A trois reprises la bouche demeura muette, les rides immobiles. « Le pape est vraiment mort », dit-il aux assistants. Et le JJe Profundis retentit. Alors le maître de chambre, M^"" Macchi, aujourd'hui cardinal, enleva du doigt de Pie IX l'anneau du pécheur, dont l'effigie, depuis trentedeux ans, timbrait les brefs pontificaux; il le rendit au camerlingue. La voix d'un protonotaire s'éleva : il lisait le procès-verbal de ces cérémonies, constatation du décès, dépôt de l'anneau. Et le cardinal Pecci