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L\ RÉCEPTION DES AMBASSADEURS. ^I

sidérant les vicissitudes et les périls des temps présents », ne pouvait se défendre de " souhaiter vivement <]ue le lieu désigné pour Télection lût choisi hors d'Italie ». Ce n'était là quun vœu pourtant; et un long règlement, du 10 janvier 1878, prévit au contraire les plus menus détails de la tenue du conclave au Vatican. Chaque article opposait une barricade aux ingérences, violentes ou discrètes, que la royauté italienne pouvait commettre. Il était prescrit au camerlingue de faire acte immédiat de souveraineté en dressant, à titre d'officier d'état-civil, l'acte de décès du pape, et en correspondant avec les représentants des puissances. Si les agents italiens demandaient de communiquer avec le Sacré Collège, ils seraient confinés dans un parloir installé « du cùté extérieur des musées » ; et les ambassadeurs près le Saint-Siège seraient officiellement avertis de leurs démarches. Enfin si l'on tentait quelque coup de force contre le Vatican, le conclave, une fois les portes brisées, serait suspendu, et la diplomatie avisée.

Depuis 1878, la situation du pape à Rome n'a point varié : Léon XIII, sans doute, a maintenu dans leur ensemble les prescriptions acceptées ou suggérées, on 1878, par le camerlingue Joachim Pecci.

LES DIX CONGREGATIONS QVl PRECEDENT L ENTREE EN CONCLAVE. — LA RÉCEPTION DES AMBASSADEURS.

Clément XII a tracé le programme des dix congr(''gations plénières que doivent tenir les cardinaux entre

le transfert du pape à Saint-Pierre et l'entrée en conclave. Le doyen les préside ; le secrétaire du Sacré Collège y fait office de greffier ; deux cérémoniaires à la porte attendent lesordres de l'assemblée. En 1878, les instructions de Pie IX amenèrent les cardinaux à s'écarter fréquemment de celles de Clément XII.

Dès le 8 février, dans la salle des Parements, voisine de la Sixtine, ils eurent une première réunion. Comme Pie IX Tavait désiré, on s'occupa du lieu du conclave. Le 9, à l'issue de la seconde congrégation, trente-deux voix contre cinq choisirent Rome Sans profiter de la tolérance accordée par Pie IX, on décida que l'assemblée électorale serait clôturée. Troisième séance le 10 : comme la précédente et les suivantes, elle se passait dans la salle des consistoires. On y lut les bulles et règlements concernant la nomination des pontifes ; on ])risa l'anneau du pécheur, détaché du doigt de Pie IX; on adopta les plans de l'architecte Martinucci pour la construction du conclave dans le Vatican; et l'on chargea le cardinal Franchi, qui devait être le premier secrétaire d'État de Léon XIII, de signaler aux puissances les conditions exceptionnelles parmi lesquelles s'ouvrait le conclave. Réuni le 11 pour la quatrième congrégation, le Sacré Collège reçut le sous-dataire et le secrétaire des brefs : ils apportaient, dans deux caisses, les requêtes et suppliques restées sans réponse; la juridiction pontificale étant suspendue, elles furent confiées à deux prélats de la Chambre apostolique, chargés de les transmettre au pape futur. La cinquième congrégation, le 1:2, désignales médecins, le chirurgien, le pharmacien et le confesseur du conclave. On nomma dans la sixième les six maîtres des cérémo-

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