L\ RÉCEPTION DES AMBASSADEURS
nies qui en devaient diriger le service inU-rieur, et deux cardinaux curent mission d'examiner le choix du secrétaire et du domestique que chaque Éminence peut enfermer avec elle. La septième congrégation approuva le projet de note diplomatique, commandé quatre jours auparavant au cardinal Franchi. Dans la huitième, le 15, on commença de recevoir les ambassadeurs. A la neuvième furent tirés au sort les numéros des cellules destinées à chaque cardinal; puis on continua les réceptions diplomatiques, qui se terminèrent le 17 avec la dixième congrégation.
Le cérémonial en est soigneusement fixé. Dans la salle du consistoire, les sièges des cardinaux dessinent par leur ensemble les trois côtés d'un carré : le quatrième côté, où s'ouvre la porte, reste vide : c'est par là qu'entre l'ambassadeur. Il salue le Sacre Collège, en s'agenouillant s'il représente une cour catholique, en s'incliriant s'il représente une cour protestante : les cardinaux se lèvent et ôlent leurs barrettes. L'ambassadeur témoigne les condoléances de son gouvernement. A peine a-t-il élevé la voix que le doyen l'invite à se couvrir. Il se couvre. Derechef à la lin de son discours, il met chapeau bas, et les cardinaux, derechef, enlèvent leurs barrettes. Le doyen, au nom de ses collègues, remercie le visiteur et le gouvernement qui l'envoie. Après ces harangues officielles, l'ambassadeur entre en conversation plus intime et plus intéressante avec les Éminences qu'il connaît ou qu'il juge bon de pressentir. Il sort avec le même formalisme et les mêmes révérences qu'à l'entrée.
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