LES ROUAGES DE LA DIPLOMATIE PONTIFICALE
cessités des temps. Les premiers, opportunistes à l'excès, rauraient sollicitée à trop de concessions; les seconds, inopportuns, ù trop dentèlement. (iroupés ensemble dans la congrégation des affaires extraordinaires, ils s'éclairent et se tempèrent mutuellement; l'immutabilité de la thèse s'assoupjitauxconlingences de l'hypothèse, et s'en fait en même temps respecter. Le pro-secrétaire, le sous-secrétaire et leurs quatre employés sont commis à l'observation constante des affaires ecclésiastiques des divers pays; les bureaux de la secrétairerie d'État, aussi, se déchargent sur eux d'une partie du travail. Ces prélats, spécialement attachés à la congrégation, suivent les faits au jour le jour. Lorsqu'une question grave, qui intéresse la situation de TÉglise dans un pays étranger, réclame de Rome une solution prompte et circonspecte, alors les cardinaux de la congrégation sont convoqués. La Gerarchia en nomme treize; de droit, le secrétaire d'État est l'un d'entre eux. Dix consulteurs leur sont adjoints. C'est dans ces réunions que sont préparées et mûries les plus délicates décisions politiques du Saint-Siège.
Les bureaux de la secrétairerie d'État et des Affaires Ecclésiastiques extraordinaires sont une sorte de séminaire diplomatique : les prélats y font un stage, pour devenir dignes d'occuper des nonciatures. Un poste dans ces administrations : voilà le premier échelon de la carrière politique d'un prélat Romain. Li's nonciatures sont le second échelon. Celles de Paris, Vienne, Madrid, Lisbonne, sont de premier ordre; en les quittant, on devient ordinairement «ardinal. Les autres, dites de second ordre, sont une étape pour s'élever vers les premières.