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LA GARDE DU VATICAN; LES A.NÏICUAMBRES PAPALES

Les gardes-nobles, les palatins, les gendarmes et les Suisses, voilà tout ce qui reste de l'ancienne milice pontiîicale. Les gardes-nobles, créés par Pie VII, sont recrutés dans la fraction de l'aristocratie romaine qui n"a pas déserté le pape pour la cour royale. Elle comprend le capitaine commandant, treize autres officiers, et quarante-huit gardes-nobles. C'est dans la petite bourgeoisie et les corps de métiers que se recrute, depuis Pie IX, la « garde palatine d'honneur ». Elle comprend quatre cents membres. Ces gardes, noble et palatine, font plutôt un service de cour qu'un service militaire; elles ne sont au complet que dans les grandes cérémonies. Chaque jour elles fournissent l'une et l'autre un petit piquet pour les antichambres pontificales. D!exercice, on ne leur en demande aucun ; le seul usage qu'elles fassent de leurs armes consiste aies présenter et à les déposer.

La Gerarchia mentionne, comme « délégué pour les services do sûreté et de police », un major commandant de la gendarmerie. Cent vingt hommes la

composent : les escaliers, la cour Saint -Damase, les corridors, les jardins, sont confiés à leur surveillance; un étranger qui circule dans le Vatican ne peut se dérober à leurs interrogations; à tous les angles des galeries, on rencontre des gendarmes.

La gendarmerie est la maréchaussée du Vatican; les Suisses, depuis 1505, en sont Tarmée. Un capitaine commandant avec rang de colonel, un lieutenant avec rang de lieutenant-colonel, un sous-lieutenant avec rang de major, sont à leur tête. Ils sont cent vingt. Ils montent perpétuellement trois gardes. A la « porte de bronze », par laquelle on pénètre en venant de la place Saint-Pierre, un Suisse est toujours en vigilance. Une douzaine, assis sans apprêts, attendent que l'approche d'un haut dignitaire ou d'un ambassadeur soit signalée. Aussitôt ils courent à leurs armes et rendent les honneurs militaires. La caserne des Suisses est située dans la partie postérieure du Vatican, derrière Saint-Pierre. En cet endroit, sur quelques pouces de terre, la dualité de la Rome contemporaine éclate en un frappant symbole. La rue des Fundamenti, qui contourne Saint-Pierre,, aboutit au Cortile del Forno, cour quadrangulaire, avec une fontaine au milieu : au fond de ce Cortile une porte, gardée par les Suisses, donne accès dans les cours du Vatican; à main gauche s'ouvre une avenue, terre pontificale aussi : elle conduit droit aux musées de sculpture, laissant à droite les écuries du pape et les archives, longeant à gauche les jardins; ù main droite, de pittoresques pignons, archaïque fragment du vieux Vatican , surplombent la porte des Suisses; en face de cette porte, enfin, s'échelonnent les degrés d'une large rue : elle mène aux bâti-

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