LES MUSKES. DE CLKMENT XIV A LEON XIII
lin troublée du dix-huitième siècle, à renouveler les grandes traditions do la Renaissance. Il donnait à Saint-Pierre, dès 1775, une sacristie, construite sur les plans de l'architecte Marchionnc, et digne par ses dimensions gigantesques de la basilique qu'elle dessert. Il élevait dans Home trois obélisques, au Quirinal, à Monte Gitorio et devant la Trinité des Monts. Il organisait, à la Zecca, le musée des médailles et monnaies pontiûcales, dont le gouvernement français allait bientiH saisir les trésors. Car la lin douloureuse do ce long et bienfaisant pontificat sembla réduire k néant tant de travaux et tant de dépenses. L'invasion des États pontificaux par les troupes françaises eut pour conséquence la spoliation méthodique, décrétée^ en 1707 par lo traité de Tolontino, dos richesses d'art do l'Italie, qui allluèrent pour quelques anm-es à Paris. Pondant que Pie VI mourait exilé à Valence, les merveilles de ses collections, transportées au Louvre, excitaient l'onthousiasme de ses vainqueurs. Pie VII eut la joie de voir les précieuses collections retourner à leur ancienne demeure, plus nombreuses même qu'elles n'en étaient parties. Les di'prédations napoléoniennes avaient eu ce résultat inattendu d'enrichir les Musées Vaticans. Lorsque les traités do 1815 restituèrent ses œuvres d'art à l'Italie dépouillée, et que statues, tableaux, médailles et manuscrits s'achemineront de nouveau vers le sol sacré qu'ils n'eussent jamais dû quitter, le pape centralisa dans son palais un certain nombre de toiles provenant des églises de Rome et de l'Ombrio. Ainsi se forma la Pinacothèque Vaticane, galerie n^streinte, inforiouro même par le nombre à d'autres galeries romaines, niais qui no renferme que des œuvres inté-