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Fessantes. Elle fut installée dans les bâtiments de Grégoire XIII, au troisième étage des Loges; une salle fut consacrée à trois chefs-d'œuvre célèbres, la Madone de Foligno et la Transfiguration de Raphaël, et cette Communion de saint Jérôme du Dominiquin, estimée cinq cent mille francs par les commissaires français.

Pie YII avait célébré le retour de ses chères statues en faisant frapper une médaille à l'effigie du Laocoon, avec l'inscription triomphante : Monumentorum veterum reslitutori. Mais il n'avait pas attendu cette restitution si désirée pour faire renaître le Musée Vatican. Tandis qu'au Belvédère les œuvres molles et maniérées de Ganova remplaçaient fort insuffisamment les statues enlevées, le pape rassemblait d'immenses collections dans ce couloir de trois cents mètres qui va du premier étage des Loges de Bramante jusqu'à l'extrémité du palais. En 1807, il y ouvrait la galerie lapidaire, qui étend jusqu'au seuil de la bibliothèque de Sixte-Quint ses murailles vêtues d'inscriptions antiques, royale avenue que bordent des sarcophages, des cippes, des fragments de toute sorte. Au delà commence le musée Chiaramonti, où des statues à perte de vue dressent leurs formes blanches, interminable série d'œuvres trop restaurées, dont la plupart n'offrent qu'un intérêt médiocre. Mais les fouilles entreprises dans Rome et dans la Campagne (celles d'Ostie commencèrent en 18031 mettaient constamment au jour des marbres nouveaux, et, pour les installer dignement, Pie VII faisait construire, en 1821, par l'architecte Raphaël Stern, une longue salle rectangulaire, le Braccio Nuovo, parallèle à la bibliothèque de Sixte-Quint, et

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