DOME 1: APE
tentait pas d'observer scrupuleusement la loi de Dieu, dans toutes ses parties, il pratiquait aussi, autant que la faiblesse humaine peut le permettre, les conseils évangéliques. Il s'était consacré à Dieu corps et âme, et lui avait donné toutes ses pensées, ses actions, ses travaux, toutes les affections de son cœur.
Il avait en horreur le péché, qu'il détestait comme l’ennemi de Dieu et le meurtrier de Jésus- Christ. Il s’efforçait d'éviter les plus petites fautes ; et, afin de se purifier de plus en plus de celles qu’il avait pu commettre, il se confessait tous les jours, avant la messe, de peur d’apporter quelque souillure au saint autel.
Sa piété était comme une flamme qui ne cher chait qu’à se répandre au dehors. Elle se manifestait surtout par la ferveur de ses prières et son assiduité à l’oraison.
Ceux qui vivaient avec lui ont témoigné avec quelle ardeur il priait et faisait ses oraisons jaculatoires, les yeux et les mains levés vers le ciel. Ils
ont pu le voir, comme un ange, devant le saint
sacrement, et surtout à l'autel, pendant qu'il célébrait le saint sacrifice. Ils ont attesté qu’en le voyant ils ne pouvaient retenir leurs larmes, et qu’en l’entendant réciter ses prières, ils se sentaient eux mêmes élevés vers Dieu et pénétrés de son amour.
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Je n'ai garde d’entreprendre, dit le F. Houssart, de parler de la haute contemplation et de l'union continuelle que Monseigneur avait avec Dieu. Ce sont pour moi lettre close, et je dois me contenter d'admirer ces voies sublimes et élevées dans lesquelles Dieu l’a conduit.”
Voulons-nous avoir un exemple de la grande piété dont le cœur du prélat était embrasé, de son horreur du péché pour lui-même et pour les autres, du désir ardent qu'il avait de faire tout ce qui dépendait de lui pour le faire disparaître de la face
1 de la terre?
Un jour, — c'était peu de temps avant de mourir — étendu sur son lit de souffrances, il songe à ses enfants du séminaire. Comme autrefois la mère de saint Louis; qui ne redoutait rien tant pour son fils que de lui voir commettre un péché mortel, il ne craint qu’une chose pour cette institution, c’est de la voir dévier du sentier de la vertu.
Dieu lui inspire aiors la généreuse résolution de s'offrir lui-même en sacrifice, pour porter la peine de tous les péchés du séminaire. Il conjure le Seigneur de l’exterminer, lui tout seul, et d’épargner toutes les autres personnes de cette sainte maison. Il le prie d’extirper entièrement le péché de cette institution, qu’il a fondée au. prix de tant de sacrifices, et d’y maintenir jusqu’à la fin des siècles le très saint amour et le véritable culte de
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Dieu, de la sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph, et des saints anges.
Sa prière fut exaucée, au m ‘ns par le redoublement de ses souffrances, qui devinrent excessives à partir de ce jour jusqu’à sa mort.
‘“ Nous avons tout lieu de croire, dit le F. Houssart, témoin du sacrifice, qu’il nous a acquis par ses souffrances des grâces particulières pour éviter le péché et pour pratiquer la vertu.”
Puis il ajoute: ‘“ Quand il me revient en la mémoire l'accent et la ferveur avec lesquels Sa Grandeur prononçait ces paroles et beaucoup d’autres pleines de feu et d'amour, les yeux et les mains élevés vers le ciel, avec des sentiments extraordi- | naires d’humilité et de mépris de soi-même, et des (5 retours d’une véritable confiance en Dieu, nonobs- [ie tant, disait-Elle, sa très grande indignité, j'en ai le
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