‹ Le verger doréChapitre 14 sur 18 · LE CHŒUR · texte numérisé non relu

LE CHŒUR

O Volonté, déesse aux yeux plus immobiles Que le vol arrêté de l'aigle dans les airs, Toi qui planes sur ie gouffre des univers, Elspoir, Refuge et Force des vivants débiles, Sois propice au Passant qui tend les bras vers toi t

LE PASSANT

Je parcourrai les champs et les villes Comme un conquérant méprisant les lois.

J'irai vers l.'horizon d'où vient le bruit des mers^ Aux clartés d'ouragans transmués en éclairs, Et, mon vouloir tourbillonnaire Dressé face aux éléments, J'attendrai la mort follement En me créant de la lumière Aux entrechocs des glaives qui luisent

La nuit comme des lampes..

LE CHCKUR

Le laurier d'or couronnera tes tempes.

Entends les arbres bruire dans la brise Comme des lances Froissées...

LE PASSANT

J'entends — ô cher rappel des luttes passées ! — Et tout moi-même s'élance A cet écho des combats !

J'ai vu songer des hommes las Qu'on aurait vu commander aux empires Et j'ai vu sur de forts navires Les voiles pendre après les mats.

Mais je n'ai point ces craintes vaines Et Volonté gonfle mes veines.

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