L'AME
l Eh bien partons si ton courage
Et si ta foi dans les mirages
T'ont fait désirer des voyages Où quelque risque de naufrage, Quelqu'apparence de victoire,
Apporte un semblant de gloire A ton cœur fol de vagabondage !
LE PASSANT
Partons, bi-Ue âme, vers nos hantises... LE CHŒUR
Les chevaux piaffant vers la Terre Promise Appellent ton départ pour les combats futurs. Un froment merveilleux crève les moissons mûres ! C'est pour toi qu'une aurore él. r^^it ses blessures, Pour toi que dès longtemps la Gloire thésaurise. Pour toi que l'arc-en-ciel triomphe dans l'azur ! Qu'enfin ta Volonté seconde l'Aventure Rt pars tout soulevé ds tes bras dans la brise !
Berny, 8 mai 1895.