BALADE A HONNEUR ET I.OUENGK
DE Henry Degron et du Bois des Flambertins
Au temps fryleux que revient Orion Rehaulser le soir de son auréole, N'est-elle sœur d'ung autonne grison Ton ame en desconfort qui se désole ?
Tandis que lamente la rousserole Sus l'estang que ja ne troublent les bains Des nymphes dont sont esprins les sylvains, Gel a rompeu le linus des cascades ;
Diz les nidz morts parmy les romarins, Aultre Arion, fol aymé des dryades.
Frimars sont reveneus et Aquilon Ozillon n'a laissié ne bestiole.
Mais n'est-ce les javelots d'Apollon Faisant ainsi bruyre emmi la folle Fueillaison les haultes chordes d'yEole ? Seroit-ce cy de ces retraicts divins A la veue octroyée aux seuls devins Sçavans rithmer un oracle en balades Et comme toy chanter par les ravins, Aultre Arion, fol aymé des dryades ?
Mais au printemps qu'en toute floraison Florit Cypris et que toute corolle Espand son alaigre alaine à foison, N'est-elle sœur du printem.ps benivole Ton ame ou decourt en novel Pactole
Le songe bleu des vaporans matins ?
C'est lors que Pan souffle parmy les pins De sa syrinx et que les Meliades Viennent à toy et les faunes badins, Aultre Arion, fol aymé des dryades.