CHAPITRE III
Secrets Merveilleux du Petit Albert,
Tel est le titre de ce fameux livre que convoitent encore aujourd'hui un si grand nombre de personnes, et cela avec la ferme conviction qu'elles peuvent, à l’aide de cet ouvrage, découvrir des trésors, se faire aimer, se guérir de toutes maladies, voir en songe celle ou celui
qu'on devra épouser un jour, et une foule de choses à peu près semblables ou pour le moins aussi absurdes,.
Or, il est plus que prouvé que ce livre est, ! presque d’un bout à l’autre, un tissu de mensonges grossiers. Voyons plutôt ce que nous en disent de savants historiogræphes :
‘ Albert le Grand est également étranger à cet j autre recueil d’absurdités (le Petit Albert), PLUS DANGEREUX que le premier (le Grand.Albert), quoiqu'on n’y trouve pas, comme les paysans se l’imaginent, les moyens d'évoquer le diable. On y voit !
la manière de nouer et de dénouer laiguillette, la composition de diverses philtres, l’art de savoir en songe qui on épousera, des secrets pour faire danser, pour faire multiplier les pigeons, pour
gagner au jeu, pour rétablir le vin gâté, pour : faire des talismans cabalistiques, découvrir les : trésors, se servir ue la main de gloire, composer ; l'eau ardente et Le feu grégeois, la jarretière et le
bâton du voyageur, lanneau d’invisibilité, la . poudre de sympathie, l'or artificiel, et enfin les ï : remèdes contre les maladies et des gardes pour F les troupeaux,” Ki | .
Un exemple ; voici quelques moyens que le Petit-Albert enseigne pour découvrir et se saisir d’un trésor :
D'abord, à l'endroit où l’on prétend qu’il existe
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