CHAPITRE V
Histoire de cinq Chercheurs de Trésors, Québec.
Assez souvent il arrive que les chercheurs d'ar. 4 gent découvrent de curieux trésors dans leurs A perquisitions nocturnes, et dont les espèces qu’ils | renferment sont parfois plutôt liquides et cou. lantes, que solides et sonnantes ; aussi nous
croyons très à propos de rapporter ici un fait de ce genre qui se passa, au printemps de 1851, à
FR Le
Québec, entre les deux citernes qui existaient #
alors, sur le terrain de l’ancienne résidence de
e du pré.
te farce à èrent, au elque dise nos cherammables, \dière, afin it quel en sent, génées, esprits, d voir, et
rs, Québec.
heurs d’ardans leurs pèces qu’ils des et cou- AUSSI nous un fait de de 1851, à existaient idence de
feu M. Perrault (1), rue et faubourg Saint-Louis. Ce fut près de la citerne qui se trouve à l'ouest
(1) M. Joseph François Perrault, nf à Québec 'e ler juin 1753, fit le :ommerc: des pelleteries durant plusieurs années pour son père, qui avait été s'établir aux [l'inois apiè< la prise Au Canada ar les arm‘es bri'anniques. Revenu en Cannda, M. Perrault s'étab'it à Montréal, où il étudin le droit En 795, lorl o-+che-ter le nomma Greffier de ln Cour du Bane du Ri pour le d striet de Québee: charge qu'il ne ces:a le renplir avie di tinction jusqu’en 1844. M. Perrault expira le 5 avril de eette mêne année, à l’âge pa'riareal de près de 9L ans, après avoir consacré presque toute sa fortune à l'éduca ion de ‘a ‘eunesse, [1 déboursa près de $+,000 pour l'érection et l'entretien de deux maisons d'école, en 18:30 et 31,da s le faubourg Sai t-Louis, dont l'une était pourle: garçons et l'autre pour les filles, et dans le quelles on enseignait non-seulement à lire et écrire miis mên» l'industrie et l'agr crlture pratiques M, Perrault poussa sa libéralité jusqu'à payer mê ne les efints, trop indifférents, pour 'es encourager à assister aux écoles fonlée et soutenues par lui. Il dépensa, en outre, plus de 35,000 pour établir ure ferme-modèle près de la Petite-Rivière Saint- harles; mais il eut la douleur de voir tomber cet établissement d'étule pratique, après quelques années d'ex stence, fau 'e d'enc'uragement. Il dota aussi le pays d'ouvrages classiques qu'il rél gen et fit inir mer À ses propres frais, tels que gra nmuires ang'aises, fa çrises et :atines ; des vocabulaires ; des muiuels pour les ins ituteurs et los institutrices; un abré:é de 1 Histoire du Üina'a: un traité de gran de et petite cilture; untraité le mélssine ré érinaire,ete, ete. Cependant, qui Ir eroirait, @e nom et les bouires œuir:s de de cet hom ne si dé 1: 4: édacation et au bien-être de ses compatriotes, sont passé: à d'état d'un oubi conper. Est-ce ainsi que le pays doit reconn ître et récr pe ser di; ement le dévouement de ceux qui consacrent leur tortune à rép ndre l'éducation parmi le peuple /... [nd Héreace et oubli! quell: retonnaisance !
Voilà ce q'e nous éc'ivions en ISGl et nou regretto's beaucoup d'être obligé de signaler e core en 181, vingt ans après, la même ingratitude, ln méine indiffé ence, le même ‘ubli envers la mémoire d'un homue qu s'est imposé tant de zacrifices pour répandre l’élucaition au milieu de esfants pauvres, tout en leur doniant le goût du travail, sur.out celui de lu culture des champs.
Qui emyécherait done le gouvernement ou quelques cit: yens
8g LE VÉRITABLE
de ce terrain, rue Claire-Fontaine, en face du Clos de la Tours (2\, que la scène suivante se passa,
La personne de qui nous tenons cette histoire faisait elle-môm: partie de cette excursion nocturue, où plutôt de cette pêche aux trésors, mais c'était plus par curiosité qu'autrement, disaitelle, Laissons li parler :
Le printemps dernier,—nous disait en 1852 cette personne,—je m'associai à quatre de mes amis, parmi lesquels se trouvait un vieillard qui comptait dejà plus de quarante années consacrées à La recherch® d'un trésor, à l'aide du Petit. Albert, qu'il Conservait comme la prunelle de ses veux. Mais, à l’époque où se passe cette scène, notre homme n'avait pu encore obtenir aucun bon
d'élever une nierre sur les b rds de la Ritière Saint-(harles, sur laquelle se nit gr vée lise iption suivante ou à peu près : ‘A in mémoi e d': J seuh F'ançois Perraïlt, le grand bien- “ faiteur de l'en-e gnement ind ist'iel et agricole au Canada. “ La Patrie recnnaissaate ! ”
E ‘érons que notre voix sera entendue cette fo s,et qu'il se tro ivera de généreux citoyens pour accomplir un acte aussi méritoir . Que Dieu le veuili:,e. que ia Patrie l’exécute ! ce sera encore mieux.
@) Terrain appartenant au g'uvernement militaire sur lequel se trouve érigée une tour de déf:nse. On e mpte en ligne droite, à lues. de lu ville, Gepuis le cô eau Suinte-Geneviève jusqu'aux Puines d'Abraham, quatre tours érigées par le gouvernement militaire, sous l'administration de Sir James Henry Craig, de 1907 à 1811. L'importance de ces tours est de garantir la ville, en temps de guorre, d’une invasion de l’armée enneruie de ce eôté : étant celui qui peu mettre da ville le plus en danger devant une armée e9 sidérable.