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volonté unique, constante et énergique, il remédia aux abus, soumit toutes les dépenses à un contrôle sévère, et, accordant une protection sans égale à Pindustrie agricole, il prouva à tous la vérité de cette maxime : “ Le labourage ‘et le pâturage sont les deux mamelles d’un 66 Etat ! 9)
Voilà ce que doit faire notre gouvernement à l'exemple de Sully, s’il veut accroître le bienêtre public et la richesse nationale du Canada, et voilà aussi ce qu’il n’a jamais fait, au moins pour ce qui est d’avoir accordé “ne protection sans égale à l’industrie agricole, si indispensable au développement efficace de l’agriculture et de la colonisation, surtout d’un pays comme le nôtre et dont le sol est d’une si grande fertilité.
‘* Voulez-vous réussir dans le gouvernement des Etats, a dit Chateaubriand, étudiez le génie des peuples : pour toute science, favorisez ce génie, ”
Eh bien ! quel est le génie dominant du peu-
le Canadien ? N’est-ce pas l’industrie agricole ? N'esril pas doué généralement de dispositions de premier ordre pour exercer cette première des industries ? Oui ! mais ce qui lui manque pour obtenir de meilleurs résultats dans la culture, surtout dans la colonisation des nouvelles terres, c’est, n’en doutons pas, cette protection sans égale, à la Henri IV, de la part du gouvernement.
Que notre gouvernement nous accorde, à l’avenir, cette protection sans égale pour l’industrie agricole ; qu’il favorise la colonisation des townships,etc., en fournissant aux nouveaux colons les moyens les plus indispensables pour leur permettre d’aller s’y établir et attendre une première récolte ; qu’il fasse faire de bons chemins, pour faciliter le colon à aller vendre sur
les marchés les plus voisins le surplus de ses produits ; qu’il adopte à cet effet un bon Système de Voierie, car il ne suffit pas d’avoir des chemins, ou routes publiques, il faut encore veiller à ce qu’ils soient tous entretenus en bon état. Alors nous verrons sans aucun doute s’accroître rapidement le bien-être public et la r1-
CHESSE NATIONALE !
En bonne justice, nous devons dire ici que, depuis quelques années, le gouvernement a re- Connu enfin la nécessité de favoriser un peu plus le développement de l’agriculture et de la colonisation dans le Bas-Canada, qu’il ne Pavait fait par le passé : etqu’il paraît décidé aujourd’hui à entrer d’un pas plus ferme dans cette nouvelle voie de progrès dans laquelle se trouve tout l’avenir de notre patrie !
Tout en félicitant le gouvernement sur ce qu'il a pu faire et promet surtout de faire à l’avenir en faveur de la belle cause de la colonisation, en Bas-Canada, nous sommes d’opinion qu’il lui faut encore beaucoup s’en occuper s’il veut sincèrement le progrès de Pagriculture et de la colonisation de notre pays ; car il n’en est, pour ainsi dire, qu'au début, et il lui reste, dans le Bas-Canada seulement, plus de trois millions d’acres de terre à disposer ! Quelle mine à exploiter, pour un gouvernement qui veut accroître le bien-être public et la richesse nationale! !....
Espérons donc, encore une fois, que le gouvernement accordera à l’avenir une protection sans égale à l’industrie agricole, puisqu’il est du devoir d’un gouvernement sage, à dit un de nos bons écrivains, de tout faire pour protéser avant tout la classe agricole, nourricière du Pays, mère du commerce et de industrie, toute puissante en quelque sorte, mais nullement à
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