CHAPITRE IL
Secrets Merveilleux du Petit-Albert.
Tel est le titre de ce fameux livre que convoitent encore aujourd’hui un si grand nombre de personnes, et cela avec la ferme conviction qu’elles peuvent, à l’aide de cet ouvrage, découvrir des-trésors, se faire aimer, se guérir de toutes maladies, voir en songe celle ou celui qu’on devra épouser un jour, et une foule de choses à peu près semblables ou pour le moins aussi absurdes. :
Or, il est plus que prouvé que ce livre est, presque d’un bout à l’autre, un tissu de mensonges grossiers. Voyons plutôt ce que nous en disent de savants historiographes : | ..# Albert le Grand est égalemént étranger à cet autre recueil d’absurdités (le Petit- Albert), PLUS DANGEREUX que le premier (le Grand-Albert), quoiqu’on n’y trouve pas, comme les paysans se l’imaginent, les moyens d’évoquer le diable. On y voit la manière de nouer et de dénouer l’aiguillette, la composition de diverses philtres, l'art de savoir en songe qui on pin sera, des secrets pour faire danser, pour faire multiplier les pigeons, pour gagner au jeu, pour rétablir le vin gâté, pour faire des talismans
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cabalistiques, découvrir les trésors, se servir de la main de gloire, composer l’eau ardente et le