‹ Le Véronal - Les Véronalides: Leur thérapeutiqueChapitre 23 sur 45 · I. — LOCALISATION DANS L'ORGANISME · texte numérisé non relu

I. — LOCALISATION DANS L'ORGANISME

« L'étude de la localisation des hypnotiques est particulièrement importante pour le toxicologue ; mais elle est susceptible de fournir aussi des renseignements fort intéressants au point de vue de l’activité pharmacologique de ces composés (29). » Elle permet notamment de savoir sur quels organes ces produits se fixent

et, d’après les recherches des véronalides dans le sang et sur le cadavre, il est permis de conclure qu’ils sont véhiculés en majeure partie par les hématies et qu’ils se fixent électivement sur les centres nerveux, cerveau et moelle; contrairement au sulfonal, leur fixation dans le foie est faible; cependant, étant donné le rôle antitoxique de cet organe, il constitue une barrière dont il ne faut pas méconnaître l’importance en toxicologie et, le plus souvent, il y aura intérêt à y rechercher les dérivés de la malonylurée.

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La concentration dans le sang varie selon la quantité d'hypnotique ingérée et le moment où la saignée est faite. La présence de véronalide dans le sang après absorption per os est beaucoup plus durable qu’après injection intra-veineuse, et on a pu encore en déceler dans le sang d’un sujet à la cinquantième heure de l’intoxication par l’absorption d’une dose mortelle (LacarcE, 37). Dans le traitement des intoxications barbituriques, il faudra donc recommander de faire des saignées abondantes, comme nous le verrons plus loin.

D’autre part, l’étude de l’élimination des véronalides permet de voir comment il est possible de l’activer dans les cas d’intoxication, d'apprendre ce que ces corps deviennent dans l’organisme, de régler leur posologie de façon à éviter leur accumulation.

L’élimination de ces composés se fait principalement par le rein (FABRE, 16); maïs, en raison de leur fixation énergique sur les centres nerveux, elle est très lente : on peut en retrouver des quantités appréciables dans l’urine dix jours après leur administration, et l’augmentation de la diurèse ne favorise pas sensiblement leur élimination (16).

Pour les véronalides, les recherches toxicologiques devront donc porter sur l’urine, le sang et les viscères (cerveau et foie en particulier) ; plus rarement sur le contenu gastrique et le liquide céphalo-rachidien. Nous commencerons cette étude par la recherche dans les viscères.

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