II. — RECHERCHES DES VÉRONALIDES DANS LES VISCÈRES
Dans une recherche toxicologique générale, les véronalides se trouvent dans « l’éther acide », d’où l’on peut les extraire par les solvants.
Dans la recherche particulière des véronalides dans les viscères, deux procédés donnent satisfaction et des résultats concordants : le procédé de Stass-Otto-Ogier, modifié par Chéramy et Lagarce (5), et le procédé de Fabre (16-17).
a) On connaît le principe de la méthode classique de recherche toxicologique de Stass-Otto-Ogier: les viscères, finement pulpés, sont traités au bain-marie, pendant plusieurs heures, par une ou plusieurs fois leur poids d’alcool à 95° additionné d'acide tartrique. Après filtration et plusieurs reprises par l’alcool absolu, on évapore l’alcool à température peu élevée ou, mieux, dans le vide. L’extrait aqueux acide est purifié par l’éther de pétrole; on l’épuise ensuite par l’éther sulfurique en milieu acide pour la recherche des hypnotiques et des glucosides, puis en milieu alcalin pour la recherche des alcaloïdes.
Lors de l’épuisement en milieu acide, les barbituriques passent en solution éthérée et l’évaporation de l’éther sulfurique laisse un résidu plus ou moins éristallisé. Pour le purifier, ce résidu est repris par de l’eau chaude, et la solution aqueuse obtenue est maintenue une demi-heure au baïin-marie bouillant, en présence d’un peu de noir animal (FABRE, 19). On répète ce