‹ Le verre et le cristalChapitre 106 sur 207 · EXPORTATION DES GLACERIES BELGES PENDANT LES SIX PREMIERS MOIS DE · texte numérisé non relu

EXPORTATION DES GLACERIES BELGES PENDANT LES SIX PREMIERS MOIS DE

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fr.

fr.

flr.

HENFUVAUX. — LE VEHRE. 417

Les usines françaises de la Compagnie de Saint-Gobain exportent annuellement au cours actuel pour 4.000.000 de francs.

Les usines que la même compagnie possède à l'étranger exportent pour 3.000.000 de francs, soit au total 7.000.000, non compris les verres vendus bruts.

L'exportation des fabriques de glaces allemandes, étrangères à la Compagnie est d'environ 1.500.000 francs de glaces polies, nues ou argentées.

Les glaces minces, dites glaces allemandes, ne sont pas comprises dans ce chiffre.

L'exportation directe ou indirecte des manufactures anglaises est plus difficile à connaître, nous ne l'évaluons pas à moins de 8.000.000 de francs.

Voici la composition du verre à glaces :

Silice 72,1 77,1 69,3 75,0 70,27

Chaux 15,7 6,0 15,8 6,5 15,86

Soude 12,2 16,2 13,4 iSfi 13,66

Alumine et oxyde de fer traces 0,7 1,5 0,5 0,21

100,0 ÏÔÔfl ÎQÔfi 100,0 ~ 100,00

N° 1. Verre de Saint-Gobain.

N° 2. — — ancienne composition.

N* 3. Verre de Montluçon 1868.

N° 4. Verre de Ravenhead (St-Helens).

N° 5. Verre allemand.

Le tnbleau ci-dessous rend compte des améliorations apportées depuis cent ans aux procédés de la fabrication, on voit ainsi le temps gagné dans les diverse 5 phases d'une opération de coulée et de travail de glace.

Heures. Heures. Heures.

Mélange • 3 3 3

Fonte et coulage 28 24 24

Séjour dans la carcaise 96 84 72

Équarrissage 6 6 6

Doucissage (des deux côtes) 36 28 »

Savonnage 5 5 )

Polissage 72 24 )

Ainsi cette durée de plus de dix jours de travail a été ramenée à moins de sept jours. Actuellement en 1895, cette durée du travail est réduite à environ 126 heures.

En employant le sulfate de soude pour la fabrication du verre en général, on perd 22,5 pour 100 de soufre que contient le sulfate. La verrerie perd ainsi annuellement une somme de 6 millions de francs.

Au lieu de livrer le sulfate de soude aux verriers il serait préférable de leur livrer du silicate de soude par exemple.

418 UEiNRIVaIX. — LE VERRE.

Lorsqu'on calcine aune température assez élevée de la silice avec du sulfate de soude et du charbon de bois on obtient du silicate de soude, un dégagement d'acide sulfureux, d'oxyde de carbone, et du soufre libre :

2(SO'NaO) + C* + Si03 = Si032 NaO + 4 CO + SO8 + S.

D'après les conseils de M. Fremy nous avons produit de celte manière une quantité importante de silicate de soude en fondant un mélange de 70 parties de sable, de 71 sulfate de soude et 7 de charbon de bois. Soumisàlacalcination, le mélange donnait 50 pour 100 du soufre (à l'état de soufre) contenu dans le sulfate, comme l'indique la formule ci-dessus, 50 pour 100 à l'état d'acide sulfureux, les matières étant séchées. Le but que nous poursuivions en opérant ainsi était la récolte du soufre, l'utilisation de l'acide sulfureux pour la fabrication des hyposulfites et l'utilisation du silicate de soude pour la fabrication du verre. En effet, en ajoutant à ce silicate de soude un peu de silice et la proportion voulue de carbonate de chaux (si Ton est placé à proximité d'une fabrique de soude, on peut utiliser, au lieu de carbonate de chaux, la chaux qui sert à la caustificalion de la soude, chaux qui malgré son lavage retient toujours un peu d'alcali), nous avons obtenu du verre à glaces semblable à celui de la fabrication ordinaire comme couleur et comme choix. L'habile directeur de la verrerie de Folembray, M. Damour, à la demande de M. Fremy, a bien voulu fabriquer, il y a peu d'années, vingt mille bouteilles par ce procédé et les produits obtenus n'étaient pas différents de ceux de la fabrication ordinaire.

Pour la fabrication des bouteilles, la température des arches dans lesquelles se fait le frittage des compositions n'était pas suffisante pour accomplir notre réaction et eût nécessité la création d'un four spécial, ou tout au moins la transformation des fours actuels. Nous n'en donnons pas moins la théorie et l'application de cetle réaction, persuadé qu'elle sera employée si le sulfate de soude continue à être employé en verrerie et s'il n'est pas remplacé par le sel de soude, fabriqué directement par la conversion du sel marin en carbonate de soude, par l'ammoniaque et l'acide carbonique.

Encadrement des glaces. — Rien n'est plus propre qu'une glace à orner une chambre, à l'éclairer quand elle est sombre, à l'agrandir quand elle est petite, à l'égayer quand elle est triste. Là glace substitue à la rigidité du mur qui arrête et emprisonne le regard, un vide apparent qui laisse passer la vue et la pensée. Mais bien des erreurs, bien des fautes de goût sont commises dans l'encadrement des glaces ! Tantôt ce sont des bordures écrasantes par leur volume, étincelantes par leur dorure; ou bien ce sont des cadres en verreries de couleur ou en fragments de verre blanc étamé. La glace a besoin d'un encadrement spécial, qui souvent l'assimile à une fenêtre, à une porte dont elle rempli l'office, il est donc naturel de l'entourer comme on entoure une porte ou une fenêtre. Souvent les glaces sont entourées d'étoffes semblables aux tentures de l'appartement, ou en velours de même couleur, mais de teinte un peu plus foncée, ce qui la distingue ainsi des tableaux, des gravures qui l'entourent.

HENRIVAIX — LE VERRE. 44¥

Si le cadre doré est admis, il doit être en rapport avec le style décorai if de l'appartement, ne pas amoindrir la surface de la glace par une apparence trop en relief, trop accusée, en un mot l'accessoire ne doit point effacer le principal (fi- 261).

A I Exposition des arts décoratifs de 1882, on a remarqué un nouveau mode

Fie. 261.

l'e décoration auquel l'inventeur, M. Juncker, a donné le nom de Sylvain- Décor. Ce procédé consiste à métalliser les plantes naturelles avant de les fixer sur le bois, la toile, le verre, en un mot, sur tout ce qui peut se prêter à une ornementation quelconque, tout en laissant aux plantes leur souplesse initiale.

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