‹ Le verre et le cristalChapitre 142 sur 207 · M BI3MY1CX. — U VKRKK · texte numérisé non relu

M BI3MY1CX. — U VKRKK

(H- 374) *' 1« couleurs des sériions. On tranche ensuile les colon net les

en tronçons d'environ 1 centimètre de longueur, et c'est avec ces tronçons

Fis. STB. — Verre craquelé1 vénitien.

i'K. SIS *«■ — Verre vénitien

11ENRIYAUX. — LE VERRE. G35

qu'on compose les pièces mosaïques ou millefiori. Pour cela on en garnit l'intérieur d'un moule, el l'on fait chauffer au rouge brun, puis on souille une pa-

raison à laquelle on donne à peu près la forme du moule : on la chauffe el on l'engage dans le moule, de manière à faire adhérer les tronçons contre la

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paraison ; on réchauffe, on souffle, on mabre et on opère enfin par les moyens ordinaires. Une méthode préférable consiste à faire une paraison dont on Tait revenir intérieurement le fond vers la canne, de telle sorte que cette paraison, étant détachée de la caune, présente une ouverture circulaire composée de deux parois concentriques ; on la laisse refroidir-, on introduit entre ces parois

des tronçons de baguettes, afin de remplir autant que possible tout le vide; on réchauffe peu à peu cette paraison, on prépare une canne dont l'extrémité sera garnie d'un disque de verre chaud qui n'intercepte pas le trou de la canne ; on adapte ce disque contre le bord supérieur de la paraison; et on aspire par la canne l'air renfermé entre les tronçons et les parois de la paraison ; enfin, prenant une autre canne préparée de la même manière, on l'applique contre le coté opposé de la paraison que l'on détache de la première canne: l'intérieur du fond rentré formera alors l'intérieur de la paraison que l'on souffle avec la

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deuxième canne, et à laquelle on donne la forme voulue par les moyens ordinaires.

Nous avons dît que, dans les fabrication» à filigranes et millefiori, les

paraisons, étant une fois amenées au point convenable, étaient ensuite achevées par les moyens ordinaires. Parmi ces moyens, nous ne devons pas omettre de signaler le procédé du moulage en bots. Il ne s'agit pas ici du moulage au

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moyen duquel on obtient des dessins en relier sur la face extérieure des pièces, ■nais du moulage qui procure la forme. Jusqu'à ces derniers temps, les profils de la pièce étaient donnés par l'ouvrier au moyen de ses fers à lames de boit, avec lesquels il pressait sur la pièce tenant à l'extrémité de la canne ou du pontil, que l'ouvrier faisait tourner sur les bardelles : l'exactitude de la forme dépendait de l'adresse de l'ouvrier.

C'est à la verrerie de Choisy-le-Roi, dirigée par H. Bontemps, qu'on a recommencé à fabriquer les verres filigranes et qu'on a reconstitué les procédés, les tours de mains à l'aide desquels on les produit.

On fabrique aussi à Venise des verres craquelés (qu'on imite, et qu'on fabrique même beaucoup mieux dans les cristalleries françaises). Ce verre, obtenu en plongeant rapidement la paraison dans l'eau, se gerce, se fendille à la surface; on continue ensuite le travail ordinaire, et ces craquelures ue disparaissent plus. Le corps de certains verres, de coupes, est ainsi orné et remplace une gravure mate ou un verre opalin.

Fie. 318. — Serre -papier» avec millt/tori (o).

Bien que le verre de Venise contienne une petite proportion de minium, ce n'est pas un cristal. Ce verre pendant le travail conserve une certaine plasticité qui permet aux artistes verriers de lui donner mille formes qui souvent même sont modifiées pendant leur exécution, soit par le caprice de l'ouvrier, soit à cause de l'effet plus ou moins heureux que présente la pièce soufflée.

On trouve dans les collections, les musées, d'anciens verres de Venise dont la perfection a été rarement atteinte par nos fabricants (fig. 375 et 375 bis).

Il n'en est malheureusement pas toujours de même actuellement ; nous préférons de beaucoup les lustres de Bohême, ou même les lustres des cristalleries françaises (fig. 376) à ces œuvres surchargées d'ornements en verre pilé, en verre de toutes couleurs, souvent peu harmonisées qui enlèvent aux pièces montées de Venise tout cachet artistique (fig. 377).

Dans les pièces isolées, les verres, coupes, vases de Venise, ce que l'on doit remarquer principalement, c'est l'imagination de l'artiste donnant à un vase des formes multiples et bien souvent gracieuses, originales.

Qui ne connaît ces boules, ou presse -papiers en verre, au centre desquels on voit une multitude de (leurs de différentes couleurs, souvent même des images, figures, bouquets, fleurs (d'où le nom de millefiori). Des fragments de baguettes de verre filigrane sont posés dans les rainures d'une plaque de

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fonte, chauffés, et recouverts par une paraison de verre chaud dans laquelle ils s'incrustent. On donne ensuite à cette pâte de verre la forme sphérique, semisphériqueou aplatie (fig.378). Souvent même on incruste dans cette paraison des figurines en argile blanche, des tètes de pipe, etc.; dans ce cas il faut également faire chauffer ces figurines, employer un verre bien affiné, et éviter avec grand soin d'emprisonner des bulles d'air qui dépareraient complètement l'image ainsi enverrée.

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