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MOULES A BRIQUES ET A DALLES POUR LA CONSTRUCTION DES FOURS

FlG. 9i.

1. — Châssis pour les grandes briques du four. — a, épaisseur et largeur de la brique.

2. — Châssis pour les briques de l'œil du tisard. — b, proportion et mesure delà brique

HENBIVAUX. — LK VERRE.

— Châssis pour les briques de ta couronne

OU voûte. — t, proportion de la brique.

7. — Balleuebois pour frapper la lerre. 9.— Maeou emplissait un poli', moule de «tr« » brique-

196 HENRIVAUX. - LE VERRE.

terminer la dessiccalion des creusets, dessiccation commencée et poussée activement dans la chambre formant enveloppe extérieure à cette chambre chaude. Les creusets sortant de la chambre chaude peuvent être portés aux halles directement. La température est obtenue assez régulièrement graduée à l'aide de gaines ou conduits amenant l'air chaud des calorifères placés au rez-de-chaussée ou dans le sous-sol. Les sections de ces gaines, leurs dispositions par rapport aux creusets et aux parois des chambres et des creusets, sont calculées de façon à éviter toutes chances d'accidents pour cette dessiccation des creusets, et pour éviter des inégalités de températures suivant la température extérieure. La disposition de ces gaines et les hachures que nous leur avons données, indiquent suffisamment la manière dont la température, est répartie. En rr, rr, rr, nous avons disposé des rideaux fixés sur tringles mobiles pour le passage des creusets et des chariots, qui permettent de diviser encore la capacité de la chambre afin de faciliter les inégalités de température que Ton veut obtenir dans les différentes parties de cet étage.

Nous avons ménagé également des canaux d'évacuation de l'air chaud en excès, de même pour l'élimination de la vapeur d'eau ou air humide provenant de la dessiccation des creusets. Nous avons préféré adopter le calorifère modèle n° 4 afin d'obtenir une meilleure division de la chaleur en multipliant le nombre des fovers.

Les étages supérieurs, réservés à la fabrication de dalles réfractaires, puis des briques, sont chauffés par le même procédé.

Des monte-charges permettent de monter ou de descendre à volonté les terres de moulage ou les produits fabriqués.

Pour la cuisson des dalles et briques réfractaires d'une verrerie il est nécessaire d'obtenir une température élevée, il faut être aussi certain /que' possible de la qualité des produits que l'on emploie pour les diverses constructions des fours, c'est à cause de l'importance du sujet que nous insistons de nouveau sur ce point.

Les combustibles que l'on emploie dans les fours à cuire les dalles et briques, sont le bois, la tourbe, la houille, le coke. Les fours doivent être construits en matériaux mauvais conducteurs de la chaleur, pour empêcher la déperdition de leur chaleur intérieure, et assez réfractaires pour résister à l'action répétée du feu. Les systèmes de fours sont très nombreux et très variés ; ils peuvent cependant être classés en fours intermittents et fours continus.

Les fours intermittents sont ceux dans lesquels la marche de l'appareil est arrêtée après la cuisson pour attendre le refroidissement complet de la masse, avant de pouvoir recommencer une nouvelle opération.

Ils comprennent des fours découverts et des fours couverts. Les fours découverts sont les seuls à étudier ici ; ils peuvent être rectangulaires ou circulaires. Les fours rectangulaires ont un foyer, quelquefois plusieurs, disposés suivant l'axe du four; le feu est allumé sur une grille placée au-dessous des briques à cuire, et les gaz chauds montent à travers celles-ci. Ces fours prennent moins de place dans les ateliers, fournissent plus de facilités pour les enfournements, sont d'un prix de construction moins élevé que les fours ronds, mais il est plus difficile d'y obtenir une cuisson régulière, uniforme, et présentent moins de solidité.

Dans ces fours, au-dessus des foyers, et dans la sole, on ménage un certain nombre d'ouvertures ou carneaux amenant les flammes des foyers. La voûte supérieure est percée d'ouvertures pour le départ des produits de la combustion ; ces ouvertures communiquent avec la cheminée de tirage, et doivent, ainsi que ceux de la sole, être répartis de manière à produire la cuisson la plus égale. Il est préférable d'établir une cheminée spéciale à chacun de ces fours; de cette façon on règle le tirage à volonté suivant le degré de cuisson, ou Le temps de chauffage du four; on peut aussi produire, au moment du refroidissement du four, un appel d'air froid extérieur à l'aide de cette cheminée.

Les briques ou dalles doivent être enfournées avec méthode, les plus grosses pièces dans le bas, et disposées de façon à être rencontrées sur toutes les faces par la flamme, c'est-à-dire qu'elles ne se toucheront que par leurs parties inférieures et supérieures. Les rangs seront croisés, de façon à chicaner la flamme et à éviter qu'elle monte directement à la cheminée d'appel, cela afin de lui faire produire le maximum d'effet utile.

La cuisson comprend deux périodes : la première pendant laquelle il s'agit de chasser toute l'humidité que contiennent les briques, c'est la période de petit feu ou d'enfumage ; la deuxième pendant laquelle, sans crainte de faire éclater les briques on les porte à la température nécessaire pour les cuire, c'est la période du grand feu. Des divers combustibles employés pour le chauffage, la houille est celui généralement employé ; ce combustible occasionne dans le chauffage des coups de feu et expose à brûler le bas des fours sans bien cuire le haut. 11 faut rechercher les houilles à longue flamme, qui permettent le mieux de régler la température du four. Voici un four de forme rectangulaire surmonté d'une voûte demi-cylindrique qui est assez employé. La cheminée est au centre. A chaque angle se trouve une petite cheminée qui permet de diriger 1c feu dans ses parties et même de le concentrer dans les parties ayant le plus besoin de chaleur.

Voici un four avec grille sous les briques (fig. 92, 93, 94, 95), et départ dans une cheminée commune à plusieurs fours. Dans les fours ronds, les foyers sont répartis au nombre de 4, 6 ou 8, autour des produits à cuire, de sorte qu'il est plus facile de cuire également. Mais dans ces fours, une même cause fait perdre une grande partie de la chaleur produite ; c'est la température des gai produits de la combustion sortant par la cheminée d'appel. De plus, au moment des charges de combustible sur les grilles des foyers, le four étant porté à la température rouge, les produits de la distillation de la houille se décomposent en gaz combustibles et en carbone, qui forme une fumée noire très épaisse et qui est perdu comme combustible ; d'autre part, la chaleur renfermée dans les produits cuits est complètement sans emploi. |

La solution à opposer à celte objection c'est l'emploi des fours continus, le four de MM. Hoffmann et Licht, par exemple, qui donne d'excellents résultats.

Les dimensions d'un four ne peuvent guère être moindres de 15 mètres cubes et ne doivent pas dépasser 50. On peut admettre que pour un mille de briques ordinaires (0-,22 X 0",11 X 0m,06), et suivant la qualité de la terre, on brûle de 200> 250 kilogrammes de houille, soit 100 à 120 kilogrammes de houille par mètre cube de four.

, D'après M. P. Bonneville (1), la quantité Je charbon brûlée par heure dans un Tour, est toujours moindre que :

q, quantité de charbon en kilogramin F, volume du four en mètres cubes.

HENRIVAUX. — LE VERRE. «99

C'est sur cette quantité qu'il faut se baser pour calculer la grille, afin qu'elle ait toujours une surface plus grande qu'il n'est strictement nécessaire, pour parer à toutes les exigences de la cuisson.

Les grilles peuvent être faites petites ou grandes, nous préférons les grandes grilles dont on calcule la surface de chauffe en supposant une consommation de 0k,3O à (^,35 de charbon par décimètre carré et par heure. Pour un service journalier, pratique, la grille doit être de 0m,60 à 0ra,70 au-dessus du sol sur lequel est placé le chauffeur; le conduit aura 0m,50à0m,60 de large; la distance de la grille à la voûte du foyer sera de 0B,60 à 0m,80, cette voûte doit être construite solidement, mais sera aussi mince que possible. Il faut que la cheminée ait une section très grande, car elle sert non seulement à évacuer les produits de la combustion, mais encore la vapeur d'eau, etc., qui se dégagent des pièces pendant la cuisson. Les carneaux d'échappement auront une section égale à celle de la cheminée.

Fours continus. — Le four Hoffmann pour la cuisson de la brique est un type complet de four continu. Il est essentiellement composé d'une série de chambres disposées autour d'une cheminée et pouvant chacune, à l'aide de portes ou de registres, communiquer, soit avec les chambres voisines, soit avec la cheminée d'appel, soit enfin avec l'air extérieur. Tandis que les briques sèchent, cuisent et refroidissent dans toutes les chambres, sauf dans deux de ces chambres, on enfourne dans une des deux autres et l'on défourne dans la dernière.

La figure 96 représente le plan de la coupe d'un four Hoffmann à 16 compartiments Ci, Cj, C3, C* Ci6. Chacun d'eux est compris entre deux registres

mobiles aA, a3, a3, a* ...que l'on peut introduire par les portes voisines.

Chaque chambre communique avec l'extérieur par les portes Ai, A3, A3, A* ... qui servent à la fois au défournement ou à l'enfournement et à l'entrée de l'air. Les registres riy r2, r3, 7\... avec les regards supérieurs r',, r'j, r*,, rJk... servent à établir la communication entre la dernière chambre où Ton a enfourné et la cheminée d'appel. Enfin p,p,p,p-.. sont des puits par lesquels on introduit d'en haut, dans des cheminées — ou vides — laissée pendant l'enfournement au milieu des briques, le combustible nécessaire à la combustion*

La figure A' représente le registre ai mis en place ; dans ces conditions on enfourne dans la chambre Ci et on défourne en Ca où les briques sont entièrement refroidies. Les portes correspondantes Ai et Aj sont donc ouvertes, ainsi que A3, toutes les autres sont fermées ; le registre 216 est ouvert. Dans ces conditions, l'air entré par Ai, À3 et A3 et appelé vers la cheminée, passe en C3, Ci sur les briques cuites, et les refroidit en s'échauffant aux dépens de leur chaleur et arrive chaud en Ci, où l'on introduit de cinq en cinq minutes du charbon par les ouvertures p, p.

Les produits de la combustion, avant de s'échapper dans la cheminée, échauffent en Ci*, Cia, Ci*, C15, Ci6 les briques crues.

Lorsque l'on a terminé l'enfournement en Ci et le défournement en Ca, les briques de C3 qui ont été exposées directement à l'air froid peuvent être défournées et la capacité des chambres doit être telle qu'en Cales briques soient cuites*

Alors on Terme Ai, on reporte le registre en ai, on ouvre ri et on ferme n«, on allume le feu en Cio et l'on ouvre A«, puis on détournera en C3 tandis que l'on enfournera en Ct. — Pendant l'enfournement on laissera des vides pour le combustible et pour le passage de l'air. On disposera les briques de façon à conduire vers la circonférence l'air chaud attiré au centre parla cheminée.

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