I- — Enfourne Beat M «atrés d'ail-. Ai
On continue ainsi de telle sorte que le feu va toujours au-devant des briques crues qui se sèchent et s'échauffent et l'air extérieur au-devant des briques cuites qu'il refroidit.
On obtient ainsi un travail méthodique et continu ; on consomme environ 180 à 200 kilogrammes de charbon par mille briques.
Ce four n'ayant pas de grilles, on peut lui reprocher de nécessiter l'emploi de
HENRIVÀUX. — LE VERRE. Ml
charbon de bonne qualité. Le mélange du combustible et des produits à cuire limite son emploi à la cuisson de la brique. Pour des produits plus soignés, plus délicats, tels que les tuiles, divers constructeurs ont mortifié ce four.
Le système qui se rapproche le pins dufourHofTmann est le lourde MM. Muller et Fichet (fig. 91), disposé autour d'une cheminée centrale, mais dans lequel le chauffage a lieu par le gaz afin de permettre de conduire plus facilement la combustion et d'utiliser du charbon de moindre qualité. Les essais n'ont pas été satisfaisants à cause des engorgements des carneaux produits en partie par la condensation des hydrocarbures.
Four Sturm. — Pour les produits ordinaires et relativement bon marché, nécessitant peu de soins, H. Sturm construit des fours chauffés par le haut, fours dont la forme et les dimensions sont appropriées k chaque cas particulier; mais pour les produits de choix M. Sturm préfère le chauffage par le bas, au moyen de foyers disposés à cet effet sous la sole du four.
Le chauffage par le haut, qui consiste à jeter le combustible au milieu des matériaux à cuire, a, entre autres inconvénients, celui de tacher les produits qui se trouvent ainsi en son contact et produisent souvent des collages, ce qui est un grave inconvénient.
Dans les fours chauffés par le haut, la chaleur entratnée par l'air qui traverse les matériaux en refroidissement est utilisée pour brûler le combustible ; mais il est souvent préférable d'envoyer cette chaleur dans les bâtiments et séchoirs disposés afin de hâter la dessicalion des produits. En effet, quand on a un four continu, il faut l'alimenter régulièrement, ce qui est surtout difficile à réaliser pendant la mauvaise saison, à moins d'avoir une quantité considérable de séchoirs; considérant, d'autre part, que les matériaux sont le plus demandés au printemps et que précisément c'est à celte époque que les fabricants en sout pour ainsi dire dépourvus, parce que, en général, leurs séchoirs sont peu ou point chauffés.
Les ateliers de fabrication doivent également être disposés de manière à profiler un peu de celte énorme quantité de chaleur qui sort des compartiments en refroidissement.
En 1878, à Montereau, où il existe une installation complète avec four con-
Fie. 98. — Installation de* fours et des séchoirs do la fabrique de produits rôfaatilrei de Cinq-Mars-
lu-PIIc, construits par H. Slunn, (Échelle 1/200.)
Légende des figures 98, 99, 100, IM.
flo, nervures servant à appliquer les écrans qui limitent la eone du tirage du four; b, portes
d'enfournement; c, passage des flammes venant des foyers pour se répandre dans les galeries;
d, cendriers; eu, regards pouvant servir de trous de chauffe dans le cas où l'on veut chauffer par
le haut; (, registres pour régler le tirage; g, collecteurs de fumée ; h, départs de fumée des galerie!'.
i. conduit de fumée allant rejoindre la cheminée verticale; j, communications entre les deux galeries
du leur i A, rayons des séchoirs ou perchés.
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tinu et séchoir dans le même bâtiment, les ouvriers travaillant bien et régulièrement tout l'hiver, quelle que soit la température extérieure, et par 15 degrés centigrades de froid, on a constaté dans les séchoirs une température de 40 de-
Fic. 99. — Coupe CDEFUH.
grés. Dans un bâtiment voisin, attenant à celui du four, et communiquant avec lui par quelques ouvertures, la température était de 28 degrés ; on pourrait donc encore ; sécher d'une manière convenable ; mais on ne l'utilise pas, parce que
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Fie. 100.— Coupe Ail.
les séchoirs établis au-dessus du four suffisent généralement pour l'alimenter. Dans ces conditions, les briques réfractaires séchaient en cinq jours, sans donner lieu au moindre déchet.
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G.lOOàû. - Elévation.
A Vaugirard, un four continu, système Stnrm, ayant 2™,50 de largeur, I 30 mètres de longueur et a™ ,25 de hauteur intérieure, cuit par mois huit cent I à huit cent cinquant mille briques (façon Vaugirard). On y brille par mille briques 1 hectolitre f/2 de « grésillon » coulant l fr. 50 l'hectolitre. Les briques de Vaugirard contiennent un peu de poussier de coke ou résidus des foyers de fours à réchauffer des forges de la Villette.
HENRIVÀUX. — LE VERRE. «05
La figure 98 donne idée de la disposition générale de l'ensemble du Tour et des séchoirs dans le bâtiment.
Les figures 99, 100, 100 bis, 101, représentent sommairement le four exécuté à l'usine de la Société anonyme des produits réfractaires de Cinq-Mars-la-Pile (Indre-et-Loire).
Ce four se compose de deux galeries de 2m,85 de largeur intérieure, 2m,30 de hauteur intérieure et 36 mètres de longueur, communiquant entre elles aux deux extrémités par deux ouvertures ménagées dans la cloison de séparation et munies de registres.
Chacune des galeries est subdivisée en six compartiments, soit douze en tout, que Ton peut isoler en introduisant par les portes d'enfournement un écran en tôle ou en bois que Ton applique contre des nervures a ménagées à cet effet dans la maçonnerie des galeries.
Le chauffage se pratique par des foyers disposés sous la sole et placés à une distance de 2 mètres d'axe en axe l'un de l'autre. La flamme de ces foyers passe par des ouvertures pratiquées dans la soie du four, pour se rendre dans la galerie. Le tirage se fait par des ouvertures b munies de registres à cloches et à bains de sable fermant hermétiquement, et placées en dehors du massif du four, contre sa façade extérieure, de façon à rendre leur visite facile, même pendant la marche.
Au lieu de faire des maçonneries très épaisses, on a trouvé préférable de mettre des armatures en fer, reliées d'un côté à l'autre du four par des boulons ou tirants : cette disposition ménage énormément la place et donne au massif une grande solidité.
A la partie supérieure du four et traversant les voûtes des galeries, on a ménagé des ouvertures, comme dans le cas du chauffage par le haut ; la plupart de ces ouvertures servent de regards. Étant donnée cette disposition, le même four peut servir à deux usages.
Quoique ces produits ne cuisent qu'à une très haute température, j'estime que la consommation de charbon ne dépasse pas 250 à 260 kilogrammes par mille de briques.
On reproche souvent aux fours chauffés par des grilles l'inconvénient de brûler un peu plus de combustible que ceux chauffés par le haut, mais cette différence dans la consommation est très minime, et elle est plus que compensée par la régularité qu'on obtient dans la cuisson et la couleur des produits; de plus le déchet est nul dans ces fours. En outre, on est absolument maître de la conduite du feu ; on n'a pas, comme dans les fours chauffés par le haut, cette énorme quantité d'air qui contrarie la marche du feu, et augmente dans une proportion très notable le volume des gaz à emporter par le tirage de la cheminée.
En résumé, nous pouvons faire les distinctions principales suivantes entre les différents fours continus :
l'Les fours chauffés par le haut, à moyenne température, cuisent les produits communs non délicats et bon marché;
2° Les fours chauffés par le bas à haute température cuisent les produits de choix et les produits réfractaires.
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Les seconds ont en outre l'avantage de permettre une installation rationnelle et permettent une fabrication réellement continue, Télé comme l'hiver. De plus on est absolument maître, et de la conduite du feu, et de la température à obtenir dans le four.
Briques de silice. — Les voûtes des fours de verrerie chauffés par le gaz sont formées de briques et de matériaux de silice. Ces pièces réfractaires sont formées de 98 à 99 pour 400 de silice, 1 à 2 pour 100 de chaux et contiennent des traces de fer, et quelque fois de cuivre. Le choix de ces briques de silice, de fabrication anglaise pour la plupart (1), est excessivement important pour la construction d'un four à gaz. C'est W. Weston Young qui inventa cette fabrication vers 1818; dès cette époque on employait ces briques, à titre d'essai, dans certaines parties des hauts fourneaux.
La matière première que Ton trouve à Dinas (rocher de la vallée de Neath), est presque du silex pur, elle se trouve à l'état de roche ou à l'état de sable ; sèche, elle est de couleur gris clair; par l'exposition à l'air la roche dure se désagrège un peu, mais il reste des parties tellement résistantes, qu'on ne peut les employer.
On mélange la roche en poudre, dont voici la composition moyenne :
Silice 98,31
Alumine 0,72
Protoxyde de fer 0,18
Chaux 0,22
Potasse et soude * 0,14
Eau de combinaison 0,35
avec 1 pour 100 de chaux et assez d'eau pour qu'elle puisse légèrement s'agglutiner par la pression. On comprime le mélange dans des moules en fer, fixés deux à deux sous une même presse. Le moule ouvert par le haut comme par le bas, à la manière des moules à briques ordinaires, est fermé au-dessous par une plaque de fer mobile, et au-dessus par une autre plaque de fer, qui entre comme un piston dans le moule et est mue par un levier. La machine ajustée, l'ouvrier place le mélange grossier dans ces moules; il a des gants épais pour protéger ses mains contre les éclats de la roche; il abaisse le piston et enlève la plaque inférieure sur laquelle se trouve la brique, car elle n'est pas assez solide pour pouvoir être portée à la main.
On sèche ces briques sur les plateaux, lentement, puis on les empile dans un four circulaire, semblable aux fours à briques ordinaires. Il faut environ sept jours d'un feu vif pour cuire ces briques et autant pour les refroidir.
La surface de cassure d'une de ces briques offre des particules irrégulières de quartz blanc, entourées d'une petite quantité de matière aune, légèrement brune. La chaux joue le rôle de flux à la surface des fragments de quartz, et détermine leur agglomération. Ces briques se dilatent un peu par la chaleur.
(1) Depuis quelques années on fabrique en Allemagne et en Belgique des briques de silice. En France, M. Millier fabrique également des briques dont la qualité est même supérieure à celle des produits allemands ou belges.
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D'après leur composition il est évident qu'on ne doit pns les exposer à Faction des scories riches en oxydes métalliques, ni au contact des alcalis.
Il est nécessaire en résumé pour obtenir de bonnes briques de silice, de réunir les conditions suivantes :
1° Une roche spéciale ;
2° Une pression suffisante pour obtenir l'agglomération voulue;
3° Une température élevée et suffisamment prolongée pour la cuisson ;
4° Ajouter au mélange de roche spéciale et d'eau le moins de chaux possible, afin de faciliter l'agglutination sans donner lieu à des silicates fusibles ;
5* Conserver les briques à l'abri de l'humidité qui détruit leur cohésion.