‹ Le verre et le cristalChapitre 63 sur 207 · On · texte numérisé non relu

On

Hydrogène combiné à l'oxygène.

Condensation de V ammoniaque entraîné par le gaz des gazogènes. — On sait que les gaz produits par la distillation de la houille entraînent avec eux une notable quantité d'ammoniaque. Nous en ayons trouvé une dose de un millième à un millième et demi dans le gaz des gazogènes. On a proposé de récupérer l'ammoniaque par condensation et transformation en sulfate d'ammoniaque. Mais la condensation des produits volatils exige que les gaz soient refroidis, et la perte s'élève, de ce chef, à 30 pour 100 environ du pouvoir calorifique du combustible employé. Avec des houilles bon marché et un prix suffisamment élevé pour le sulfate d'ammoniaque, l'application de ce système semble parfaitement raisonnable; mais dans les conditions actuelles il en est tout autrement, et les avantages d'une exploitation de ce genre restent au moins problématiques.

Détermination du pouvoir calorifique. — Nous ne ferons que rappeler sur quels principes repose la détermination du pouvoir calorifique des houilles par le procédé Berthier, qui est celui qu'on emploie généralement.

Dans cette méthode on admet que les quantités de chaleur émises par les différents combustibles sont entre elles dans le rapport des quantités d'oxygène que ces combustibles absorbent en brûlant.

On opère l'oxydation du combustible au moyen d'un oxyde métallique, facilement réductible, tel que la litharge, et, du poids de métal réduit, il est facile de calculer, sinon la puissance calorifique, du moins l'équivalent en carbone du combustible essayé.

Cette méthode donne des résultats sensiblement exacts dans les essais de coke ; mais pour les houilles il est nécessaire de les compléter par une analyse élémentaire afin de tenir compte de l'action réductrice propre à l'hydrogène libre.

311 HENiUVAUX. — LE VERRE.

Bombe calorimétrique de M. Berthelot, modifiée par SI. Malher. — Ed raison Je l'incertitude des résultats donnés par la méthode à l'oxyde de plomb, nous préférons de beaucoup faire usage de la bombe Berthelot.

Cet appareil (fig. 177), construit par M. Berthelot pour des recherches scientifiques, a été modifié par M. Malher, ingénieur des mines, qui l'a appliqué à la détermination du pouvoir calorifique des combustibles solides, liquides ou gazeux.

Il est constitué par une enceinte métallique, sorte d'obus en acier, émaillé à l'intérieur, d'une capacité de OiO centimètres cubes, dans lequel ou effectue la combustion à l'aide d* oxygène sous pression.

L'inflammation est produite à l'aide d'un courant électrique qui porte au rouge un fil de fer très fin et de poids connu.

La chaleur développée est transmise à l'eau d'un calorimètre dans lequel est plongée la bombe. L'élévation de température de l'eau est constatée à l'aide d'un thermomètre gradué en centièmes de degré.

Cet appareil nous parait devoir donner des résultats absolument exacts; cependant, dans le cas de combustible gazeux, il nous semble que les résultats ont besoin d'être complétés par l'analyse chimique.

En effet, des gaz possédant le même pouvoir calorifique peuvent, en pratique, se comporter de façon bien différente; ils peuvent, pour leur combustion, ne pas exiger le même volume d'air et par suite ne pas donner la même température.

H peut y avoir entre les températures de combustion de deux gaz, identiques comme puissance calorifique, un écart très considérable pouvant atteindre 150 degrés, comme on peut le voir dans le tableau ci-après, où nous comparons entre eux cinq gaz possédant le même pouvoir calorifique :

co..

Àz. .

2ENRIVAUX.

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