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Fie. 309. "
M. Binet,de Sèvres, dispose au-dessus de la pierre à étendre un plateau mobile en terre réfractaire, s'élevant et s'abaissant au moyen d'un bras de levier et d'une tige qui traverse la voûte. Le poid de cette plaque rend le verre bien plan. Ce mode d'opérer est surtout avantageux pour les verres doubles et pour
i22 UENR1VAUX. — LE VERRE.
les glaces soufflées : pour polir ces verres on n'enlève que le quart de leur épaisseur ; on enlève le tiers ou la moitié quand le verre est étendu dans les autres
fours.
On obtient, paraît-il, un très beau poli des manchons en employant le procédé suivant préconisé et breveté par la Société the Glasgow Plate glass Company.
Au lieu des polissoirs en bois ordinairement employés, on fait usage d'une boite en métal ou autre matière incombustible à travers laquelle un combustible gazeux ou en poudre est amené en passant par des orifices percés au fond, et sert de lubrifiant entre le verre ramolli et la boite que l'on déplace sur le verre à l'aide d'un manchon approprié.
La boîte peut être plate, cylindrique ou d'une autre forme. Au lieu d'une boite on peut employer une planche plate sous laquelle ou au travers de laquelle le combustible en poudre est amené pour servir de lubrifiant.
On peut employer de l'huile, de la graisse, de la résine ou tout autre hydrocarbure en remplacement du gaz.
FlG. 210.
TT
Fie. 211.
Fie. 212.
I Courtier
La figure 210 est l'élévation latérale d'un polissoir en forme de planche plate métallique, la figure 210 en est le plan et la figure 211 est l'élévation latérale d'une variante dans laquelle la planche est remplacée par une boîte.
A la planche A est articulé ou fixé un manche ou tige B, de forme convenable, au moyen de laquelle on fait aller et venir la planche à la surface du verre, tandis que le lubrifiant en poudre est répandu sur le verre ou projeté à travers les trous a de la planche.
Le lubrifiant qui devient gazeux sous l'action de la chaleur empêche tout contact rugueux qui pourrait rayer la surface du verre.
Lorsque le polissoir a la forme d'une boîte telle que A' (fig. 212), le lubrifiant qui peut être une matière charbonneuse en poudre ou un hydrocarbure est placé à l'intérieur de cette boîte et passe à travers les trous a du fond.
HENRIVAUX. — LE VERRE. 383
Si Ton emploie un lubrifiant gazeux, il peut être amené ou refoulé par un tube flexible pénétrant dans la boite comme on le voit en C, d'où il s'échappe par les trous a.
Four à étendre, système Biévez. — II existe un système de four à refroidir le verre à vitres imaginé par M. de Biévez, de Haine-Saint-Pierre (Belgique); les avantages de ce four, constatés par de nombreuses applications, tendent à remplacer par ce système tous les fours à étendre précédemment employés. L'idée de Biévez consiste à faire mouvoir sur tringles métalliques et par ces tringles, les feuilles de verre aplanies sur l'aire d'un four à réverbère. M. Casimir Lambert, de Charleroi, le verrier si distingué et si connu, a rendu cette idée réellement pratique en y adaptant des fours spéciaux munis de mécanismes ingénieux, en y adoptant enfin le chauffage par le gaz.
Dans les anciens fours à étendre, chaque feuille de verre subissait un double transport dans lequel le verre, se déformant plus ou moins, reprend rarement sa surface plane ; c'est là un inconvénient qui n'existe pas dans le four Biévez.
L'appareil se compose du four proprement dit et d'une série de cadres ou châssis verticaux, pouvant se mouvoir dans un plan vertical. Ces cadres sont guidés par des coulisses en fonte fixées, de part et d'autre, dans la maçonnerie du four, et leurs côtés supérieurs qui s'élèvent au-dessus de la voûte, sont reliés entre eux par une barre longitudinale ; ils sont équilibrés par des contrepoids, de telle sorte qu'il suffit d'un léger effort pour les faire mouvoir. Les côtés inférieurs portent des galets, dans la gorge desquels reposent des tringles parallèles en fer; les extrémités de ces tringles se prolongent jusqu'à l'ouverture du four, où elles sont réunies par une traverse, qui permet, par une simple traction, de leur imprimer à toutes, en même temps, un mouvement de translation horizontal ; à l'état de repos, les tringles et les galets sont logés dans les rainures pratiquées dans la sole du four, laquelle sole est formée d'une quantité de pièces réfractaires posées bout à bout. Voici la disposition de ce four :
Fig. 1 (213). — Section longitudinale partielle suivant la ligne I et II de la figure 2.
Fig. 2 (218). — Section horizontale suivant la ligne III et IV de la figure 1.
Fig. 3(213). — Section transversale suivant la ligne V, VI de la figure 2.
A. Four à refroidir.
B. Chariot ou châssis verticaux mobiles, disposés perpendiculairement au grand axe du four.
D. Coulisses dans lesquelles se meuvent les montants des cadres C.
E. Contrepoids servant à équilibrer les cadres C.
F. Barre longitudinale reliant les côtés supérieurs de tous les cadres.
6. Chaîne de manœuvre à l'aide laquelle on soulève, d'un seul coup, tous les cadres.